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Importance de la musculation pour une vie longue et saine

par Mathieu Gabens

D’après une enquête menée auprès de 80 000 adultes, il apparaît que la pratique d’exercices comme les abdominaux et les pompes contribue à vivre plus longtemps.

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La musculation est aussi vitale que l’endurance

La même étude auprès de ces 80 000 adultes met en lumière un constat intéressant : des exercices comme les abdominaux et pompes peuvent participer, sur la durée, à une vie plus longue et en meilleure forme.

Observant de près le lien entre exercices physiques et mortalité, les chercheurs ont remarqué que ceux qui intègrent des séances de musculation à leur routine voient le risque de décès précoce diminuer de 23 %. Quant au cancer, il est associé à une réduction du risque de décès de 31 %. Le professeur Emmanuel Stamatakis, qui a dirigé l’enquête, insiste sur l’avantage certain de renforcer ses muscles, y compris sur l’aspect physique en vieillissant. Mais il fait remarquer que les études approfondies sur la contribution de la musculation à la longévité restent rares. Une formatrice sportive racontait récemment qu’une patiente avait changé d’avis en découvrant l’impact concret de quelques exercices ciblés sur son moral et son énergie quotidienne.

D’après le professeur, la force musculaire est aussi bénéfique pour la santé que l’endurance, et selon l’analyse cause-effet développée dans cette étude, l’activité physique régulière contribuerait à une baisse du risque de décéder d’un cancer. Cela soulève une question simple : privilégie-t-on assez la musculation dans les discussions sur la prévention santé ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) propose aux personnes âgées de réaliser 150 minutes d’activité physique d’endurance par semaine, mais conseille aussi de réserver 2 jours au renforcement musculaire. Il arrive pourtant que ces recommandations soient peu relayées. Les scientifiques s’inquiètent de voir que les séances de renforcement et exercices musculaires restent secondaires dans de nombreux magazines spécialisés. Par exemple, en Australie, une étude réalisée auprès des habitants indique une large sédentarité : près de 53 % ne sont pas actifs physiquement. Certains professionnels estiment que la tendance est similaire ailleurs en Europe, même si peu de chiffres permettent une comparaison directe.

En approfondissant les résultats, il vaut mieux noter que les conseils publiés par l’OMS peinent à être suivis. Chez cette population, une majorité déclare ne pas appliquer les consignes : 83 % avouent y déroger dans leur quotidien. Stamatakis lui-même précise, non sans regret, que seuls 19 % des adultes australiens appliquent vraiment les préconisations liées à la musculation. Il arrive souvent qu’un manque de motivation ou d’information freine l’adoption de ces habitudes. C’est aussi pourquoi il vaut la peine de promouvoir des pratiques variées pour entretenir à la fois la force du corps, la santé physique générale et le bien-être à long terme.

Selon Stamatakis, beaucoup de gens redoutent l’idée d’aller à la salle de sport, parfois par peur du regard des autres ou des frais d’inscription. Certains se figurent qu’il faut forcément lever des charges lourdes ou utiliser des machines complexes pour obtenir un résultat, mais ce scénario n’est pas une fatalité. En pratique, il suffit souvent de quelques exercices au poids du corps pour observer une progression. Un coach sportif rappelait à ses élèves que « le plus difficile, c’est souvent de commencer, même par cinq minutes à la maison ».

Les solutions alternatives sont multiples : pratiquer le renforcement musculaire à la maison, au parc ou même dans le salon, a un effet similaire. Des mouvements accessibles – pompes, fentes, burpees, planche, triceps, abdominaux – contribuent à bâtir la masse musculaire et favorisent une meilleure santé globale. Fait notable, certains découvrent en fin de compte que la progression n’a rien à voir avec la quantité d’équipement mais bien avec la régularité. Difficile de trouver une solution universelle, mais chacun peut choisir ce qui lui correspond (et parfois, une simple routine maison fait toute la différence).

Conclusion après l’étude

L’étude citée a été conçue sur un échantillon de 80 306 personnes suivies sur plusieurs critères. Son objectif visait à observer leur progression dans le temps. Au fil du protocole, certains facteurs comme l’état de santé initial, les habitudes de vie, l’âge ou le niveau d’instruction ont été ajustés pour ne pas fausser les résultats. Les participants présentant, dès le début, des maladies cardiaques, des cancers ou des décès prématurés ont été exclus de l’analyse. On recommande souvent de mettre l’accent sur la rigueur de la sélection afin d’éviter que les conclusions soient tronquées par d’autres éléments extérieurs. Dernier point à noter, ces types d’études sont souvent cités dans la presse spécialisée, même si les modalités de suivi restent parfois complexes à mettre en place sur le terrain.

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