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Musculation ou endurance : que choisir pour perdre du poids ?

par Mathieu Gabens

Le sport reste l’un des meilleurs alliés pour qui souhaite perdre du poids et conserver une bonne forme. Certains privilégient les exercices d’endurance, tandis que d’autres se tournent volontiers vers la musculation. Si ces deux approches peuvent aider à mincir, leurs effets diffèrent sensiblement. Face à ce choix entre musculation et endurance pour atteindre un objectif de minceur, comment s’y retrouver ? Si ce point vous questionne, ce guide vous donnera des repères concrets.

Sommaire

Musculation ou endurance pour maigrir : ce qu’il faut comprendre

Pour un grand nombre de personnes, le sport d’endurance (aussi appelé cardio, notamment en salle) s’impose comme la solution de prédilection pour perdre quelques kilos superflus. Mais, à y regarder de plus pres, l’expérience de nombreux pratiquants révèle un tout autre constat. On remarque souvent que les résultats, notamment en termes de perte de poids durable, déçoivent les attentes initiales. C’est encore plus fréquent chez ceux qui misent principalement sur les machines elliptiques ou les vélos stationnaires pour aller brûler des calories.

Face à ce constat, deux hypothèses reviennent régulièrement : soit l’intensité des efforts en endurance reste insuffisante pour obtenir des résultats visibles, soit cette pratique seule n’est pas la panacée contrairement à ce que l’on pourrait penser. Quelques-uns préfèrent alors miser sur la musculation : ils y voient une alternative crédible, notamment en raison des témoignages (parfois surprenants) relatant des progrès rapides.

Lorsque l’on compare l’entraînement d’endurance au travail musculaire, la différence saute aux yeux. La dépense calorique se remarque rapidement du côté de l’endurance, à condition que l’intensité soit au rendez-vous et que l’effort soit maintenu sur la durée.

Une étude parue dès 1977 indiquait clairement qu’une perte de masse musculaire s’accompagnait d’un ralentissement du métabolisme. Autrement dit, negliger le maintien de sa musculature à partir de 35 ans (et plus) exposerait à des risques accrus pour la santé. Mieux vaut donc pratiquer l’entraînement en musculation, que ce soit à travers des exercices avec haltères ou des mouvements au poids du corps. Cette routine ralentit la fonte musculaire et permet au métabolisme de continuer à bien fonctionner (une coach spécialisée soulignait récemment le rôle majeur des séances de renforcement pour rester en forme après 40 ans).

L’un des atouts non négligeables de l’entraînement musculaire : il favorise la combustion des réserves de graisse corporelle. Le corps gagne alors en légèreté et les gestes du quotidien (prendre les escaliers, bondir, porter des charges) semblent souvent beaucoup moins laborieux. Observons cependant que, même si la musculation ne peut chasser toutes les graisses, elle aide à en réduire la proportion : c’est déjà un vrai bénéfice pour le confort de vie. Beaucoup de personnes disent d’ailleurs avoir retrouvé une mobilité qu’ils pensaient perdue grâce à cette approche variée.

Ces éléments ont d’ailleurs amené l’American College of Sports Medicine à modifier sa position en 2009, reconnaissant alors officiellement l’intérêt de la musculation dans la démarche de perte de poids. Un vrai tournant à l’époque, qui a contribué à redonner ses lettres de noblesse à ce type d’entraînement auprès d’un large public.

D’autres études ont renforcé cette vision en faveur de la musculation. Par exemple, en 2007, l’American Journal of Clinical Nutrition a suivi 167 femmes présentant un surpoids : durant deux ans, la moitié réalisait deux séances de musculation par semaine, tandis que l’autre lisait simplement des articles sur l’endurance. Au terme de ce suivi, les femmes actives avaient pris seulement 1,4 kilo, contre 2 kilos pour l’autre groupe à durée équivalente. On constate souvent que l’entraînement musculaire agit réellement sur la composition corporelle. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il surpasse systématiquement l’endurance pour tous les profils.

Ailleurs, des chercheurs en Corée ont aussi mené des travaux croisés. D’abord, les participants ont suivi 6 jours d’endurance, puis un mélange de 3 jours d’endurance et 3 jours de musculation. Cette dernière période a permis d’observer une nette réduction de la graisse abdominale en surface. Est-ce le secret ? Certains sportifs réguliers réservent désormais des séances mixtes pour bénéficier des deux mondes (musculation et cardio), tout simplement.

Que retenir ?

L’endurance comme la musculation représentent deux voies distinctes mais complémentaires pour perdre du poids. On remarque surtout une différence au niveau du temps de transformation. En pratique, les exercices de musculation entraînent souvent des changements plus rapides que la seule endurance.

La musculation cible directement les muscles et déclenche leurs contractions, modifiant ainsi la silhouette. L’endurance, de son côté, induit des changements qui s’installent progressivement. Certains affirment même qu’une alternance intelligente entre ces deux disciplines favorise la réussite sur le long terme, c’est ce qu’appuient plusieurs coaches spécialisés.

Conseils pour maigrir avec ces deux types de sport

Pour obtenir des effets tangibles grâce à l’endurance, mieux vaut alterner des phases de course rapide et de récupération plus lente. Cette méthode – parfois appelée « entraînement fractionné » – permet souvent de tenir plus longtemps et d’accroître l’adaptation de l’organisme face à l’effort. Plusieurs habitués témoignent avoir été surpris de leur progression en introduisant simplement une alternance dans leurs séances classiques. Avez-vous déjà essayé ce type de rythme varié ?

Concernant la musculation, on recommande souvent de viser des charges conséquentes (dans la limite du raisonnable). Ce choix stimule non seulement le développement des bras et des muscles profonds, mais aide aussi à affiner la silhouette. Prendre des poids légèrement supérieurs à ses habitudes permet d’obtenir des résultats visibles avec peu de répétitions. Il ne s’agit pas de battre des records, mais de se challenger pour progresser réellement (une formatrice rappelait dernièrement qu’un vrai progrès repose souvent sur une zone d’effort où l’on sort légèrement de sa « zone de confort »). C’est pas toujours évident, mais l’essentiel reste d’y aller étape par étape.

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