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Plus de protéines pour les athlètes musclés : étude récente

par Mathieu Gabens

D’après une étude menée a l’Université de Stirling, il se pourrait que les personnes disposant d’une forte masse musculaire n’aient pas nécessairement besoin d’un apport supplémentaire en protéines juste après leur session de musculation. Voilà qui risque de bousculer les recommandations nutritionnelles actuelles à destination des sportifs. Un autre groupe de scientifiques spécialistes de la santé et de l’exercice, cette fois de l’Université d’Écosse, a aussi publié des recherches : ils n’ont constaté aucune différence dans la progression musculaire, que les athlètes consomment ou non des protéines après un entraînement complet du corps. Notons que leur étude impliquait aussi bien des sportifs très musclés que des profils moins développés.

Sommaire

Résultat de l’étude

Kevin Tipton, principal auteur et spécialiste reconnu en physiologie sportive, a dévoilé les conclusions de ses travaux. On constate souvent que la croyance selon laquelle les athlètes ayant une stature plus imposante nécessiteraient plus de protéines reste tenace. Cela conduit la plupart des recommandations actuelles à être basées sur la masse corporelle. Ici, les exercices pratiqués par les participants mobilisaient cette fois l’ensemble du corps — un changement notoire vis-à-vis de recherches antérieures ciblant simplement les muscles des jambes. Cette distinction rappelle que la zone musculaire sollicitée joue, en réalité, un rôle plus prononcé dans la détermination des besoins protéinés post-entraînement, davantage que le volume général des muscles.

D’après l’avis de certains professionnels et les données collectées, il s’avère que les muscles des participants pouvaient grossir davantage après un apport plus conséquent en protéines. Par ailleurs, la récupération, suite à une séance éprouvante, parait facilitée (une diététicienne sportive l’évoquait récemment lors d’un webinaire). Par exemple, l’ingestion de 40 grammes de protéines plutôt que 20 apporte un effet amplificateur sur la croissance musculaire. Pourtant, tous les participants, peu importe leur morphologie, ont connu une augmentation mesurable de leur masse musculaire au terme de l’expérience. Cela peut paraître étonnant, mais il arrive que des sportifs de gabarits très différents réagissent dans le même sens.

Le Professeur Tipton souligne également que, jusqu’à récemment, le consensus parmi les nutritionnistes du sport restait que haltérophiles et bodybuilders n’avaient en réalité pas vraiment besoin de plus de 25 grammes environ de protéines juste après l’entraînement. Selon cette logique, dépasser ce seuil ne favoriserait pas davantage la croissance musculaire : tout se jouerait surtout sur la qualité et la spécificité de l’exercice. Dernier point à noter : pour bien ajuster ses apports, un professionnel recommande souvent d’étudier d’abord le type d’activité réalisé — et non simplement la taille de l’athlète.

Concrètement, il semble que la quantité de protéines nécessaire varie selon l’effort fourni. Les réflexes nutritionnels classiques peuvent donc être discutés à la lumière de cette recherche, même si ces résultats s’adressent à des hommes jeunes déjà sportifs. Qu’en serait-il pour les personnes âgées ou les femmes ? Certains experts pensent que leur digestion des protéines ou leur réponse physiologique pourraient différer, d’où l’intérêt de poursuivre l’exploration sur d’autres profils.

Description de l’étude

Au cours de cette expérimentation, uniquement des hommes déjà aguerris à l’entraînement ont été recrutés. Ces participants étaient séparés en deux groupes distincts : l’un rassemblait des profils avec moins de 65 kg de masse maigre, l’autre concernait ceux dépassant 70 kg. Fait intéressant, chaque volontaire a suivi deux protocoles. Lors du premier, il s’agissait de consommer une certaine dose protéique juste après l’effort ; lors du second, ils en prenaient une quantité doublée.

Plus précisément, lors d’un des essais, chaque sportif prenait 20 grammes de protéines de petit-lait. Dans la deuxième phase, la dose était portée à 40 grammes après leur séance. Grâce à des outils tels que les traceurs métaboliques et les biopsies musculaires, l’équipe de recherche a pu mesurer de façon précise la façon dont les muscles réagissaient à cette augmentation des apports. (Une formatrice en nutrition sportive mentionnait récemment l’intérêt de ce type de protocoles croisés chez les athlètes amateurs.)

Pour finir, mieux vaut se rappeler que si compléter son alimentation en protéines peut constituer un vrai bénéfice, il reste préférable de vérifier la compatibilité du produit avec votre organisme. Est-ce réellement indispensable pour tout le monde ? Certains sportifs racontent qu’il leur a fallu ajuster par tâtonnement le bon dosage, preuve que les recommandations gagnent à rester nuancées et individualisées.

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