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Consommation modérée de protéines : clés pour une meilleure croissance musculaire

par Mathieu Gabens

Gagner du muscle n’est pas simple, et cela demande plus qu’un simple plan d’entraînement exigeant : l’alimentation doit aussi suivre. Les spécialistes de la nutrition sportive recommandent régulièrement une consommation raisonnable de protéines pour progresser. Voici ce qu’on peut retenir, basé sur les observations des experts et quelques retours d’expérience sur le terrain.

Sommaire

Les tendances en matière de consommation de protides

Longtemps, consommer beaucoup de protides pour obtenir des muscles solides et développés semblait une évidence. Mialo de Crete, fameux vainqueur des Jeux Olympiques antiques, est souvent cité pour son incroyable force : une force bâtie sur un régime exceptionnellement riche en protéines, selon son entourage. Une formatrice évoquait que, pourtant, la science a fini par bousculer cette conviction. En effet, les recherches ont montré qu’on constate généralement de bons résultats musculaires avec seulement 30 grammes de protides par repas. Ce chiffre donne souvent lieu à des discussions animées, notamment parmi les bodybuilders et footballeurs américains. Ces sportifs, persuadés qu’une musculature remarquable s’acquiert par un régime alimentaire très riche en protéines, privilégient volontiers des quantités élevées d’aliments protéinés, au risque de tomber dans l’excès (combien d’entre eux se lancent dans des cures de viande rouge qui finissent par lasser ?).

L’impact de l’augmentation de la consommation de protéines sur le développement musculaire

Des chercheurs de l’université du Texas de Galveston se sont penchés sur le métabolisme musculaire et ont comparé plusieurs groupes de volontaires (certains habitués à la viande de bœuf, d’autres adoptant des routines alimentaires plus souples). Dans un premier temps, ils ont mesuré le développement musculaire après la consommation de la fameuse ration de 30 grammes de viande par repas. Résultat : cette quantité suffisait à stimuler la production de muscle chez les jeunes comme chez les seniors. Anecdote qui revient souvent : un des participants, amateur de sports de force, avait du mal à croire qu’aussi peu suffisait… Un professionnel du secteur estime que l’essentiel n’est pas tant la quantité totale, mais le fractionnement et le contexte du repas. Dans une seconde phase, les apports ont été modifiés : 17 volontaires ont reçu 115 grammes de protides, et les autres jusqu’à 350 grammes. Une série de ponctions veineuses et de biopsies musculaires a été réalisée (c’est pas toujours évident d’accepter ce genre de protocole). En pratique, les résultats obtenus confirment que dépasser un certain seuil n’apporte pas de bénéfice considérable : l’accroissement de la consommation de protides ne booste pas significativement la masse musculaire.

Quelques conseils pour une meilleure croissance musculaire

Sur la base des études précédentes, la synthese de masse musculaire à partir des protéines présente bel et bien des limites physiologiques. Mieux vaut donc diversifier vos leviers pour construire du muscle. Certains professionnels estiment que la variation des aliments, le soin porté à la qualité des produits et l’ajustement du programme nutritionnel restent des axes à privilégier au quotidien.

Varier les aliments

À partir d’une certaine dose, le corps semble plafonner dans son utilisation des protéines pour fabriquer du muscle. Ajoutons que changer régulièrement ses sources de protéines permet d’éviter une routine qui s’essouffle (il arrive qu’un pratiquant ne jure que par le poulet, alors qu’un simple passage au poisson ou au lait peut relancer sa progression). En variant l’alimentation, vous mettez toutes les chances de votre côté pour une croissance musculaire optimale. D’ailleurs, une nutritionniste notait récemment que les micro-nutriments apportés par des produits différents jouent un rôle qu’on sous-estime encore.

Ajuster le programme nutritionnel

On recommande souvent d’ajuster le programme nutritionnel selon l’heure de la journée : les protéines semblent avoir un effet plus intéressant lorsqu’elles sont consommées le matin et le midi. Saviez-vous que consommer davantage de protides au dîner peut conduire à leur transformation, non pas en muscle, mais davantage en sucres ou matières grasses ? Ce point est régulièrement abordé en consultation diététique. Autrement dit, privilégier les aliments protéinés quand l’organisme est en demande reste une habitude précieuse pour tirer un vrai bénéfice de votre alimentation (une coach sportive confiait que beaucoup de ses clients négligent cet aspect en se focalisant seulement sur les quantités).

Miser sur la qualité des repas

Dernier point à retenir : la qualité prime sur la quantité. Selon le professeur Paddon Jones, un repas de grande qualité vaut mieux que des quantités répétitives. Il est préférable d’accorder une attention particulière au choix des ingrédients et à la provenance (certains pratiquants relatent que leur prise de masse s’est améliorée après avoir simplement remplacé des aliments moins frais par des produits de saison). Plus les repas sont riches en bons nutriments, plus la progression devient tangible, surtout sur le long terme.

Pour finir, il vaut la peine de retenir le principe de modération des apports en protéines, tout en misant sur la qualité et la diversité. Ces pistes, souvent recommandées en nutrition sportive, pourront vous aider à soutenir votre croissance musculaire. N’hésitez pas à les adapter à votre situation : il apparaît que chaque profil mérite sa propre stratégie.

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