Accueil Perte de poids Le régime sans graisse : découvrez son inefficacité à long terme

Le régime sans graisse : découvrez son inefficacité à long terme

par Mathieu Gabens

Certains régimes alimentaires ont été étudiés de près par la communauté scientifique. Parmi eux, on retrouve ceux qui bannissent toutes les graisses dans le but d’une perte de poids. On constate souvent, à la lecture des principales recherches, que ce mode de vie perd de son efficacité avec le temps.

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Le régime sans graisse : un sujet à polémiques

Depuis plusieurs années, la question de l’efficacité des régimes alimentaires dépourvus de graisses sur la perte de poids divise le milieu scientifique. Pour éclaircir ce débat, différentes équipes de recherche ont mené des études randomisées. On remarque alors que les résultats n’ont rien d’unanimement convaincant : les tests aboutissent souvent à des conclusions opposées.

Les études scientifiques menées sur le sujet

On constate que des chercheurs britanniques ont fouillé, il y a quelques années, l’ensemble des études cliniques portant sur ce phénomène. Leur observation principale ? Une alimentation pauvre en lipides ne semble pas donner de meilleurs résultats qu’une alimentation plus grasse pour perdre du poids sur une période supérieure à un an.

Mais une croyance tenace persiste : beaucoup pensent qu’écarter la matière grasse des repas aide à maigrir. Pourtant, aucune recherche ne démontre que les régimes pauvres en lipides surpassent les autres pour la perte de poids sur le long terme. D’ailleurs, selon un spécialiste comme le Dr Tobias, il n’existe pas de preuve convaincante qu’un apport précis en calories lipidiques optimise la perte de poids chez le sujet lambda (un point qui revient souvent lors des conseils en nutrition sportive).

Auparavant, il a fallu aller plus loin que de simples calculs :

  • les proportions de calories venant des lipides, glucides et protéines ont été minutieusement comparées
  • la taille exacte des portions consommées a également été étudiée (variabilité selon les individus)

Cela dit, mieux vaut adopter une méthode réfléchie pour trouver le bon régime et favoriser une perte de poids significative au fil des ans. Certains professionnels estiment aussi que la prévention d’une reprise de poids est tout aussi cruciale. C’est pourquoi, dans la durée, garder la silhouette obtenue nécessite davantage qu’une simple restriction : il s’agit de construire des habitudes alimentaires qui s’ancrent naturellement dans le quotidien.

Le régime sans graisse à long terme

Pour comparer les impacts réels de régimes faibles ou riches en graisse sur plusieurs années, une méta-analyse d’envergure a été conduite. Les chercheurs s’appuyaient au départ sur 53 études différentes, regroupant pas moins de 68 128 participants. Certains racontent que la logistique déployée pour compiler tous ces résultats fut impressionnante. L’ensemble des données a permis de suivre les changements de poids sur deux groupes distincts : l’un consommait peu de graisse, l’autre suivait un régime pauvre en un autre nutriment.

Les travaux utilisant des compléments alimentaires ou des substituts de repas ont été volontairement écartés, dans le but de renforcer la fiabilité des conclusions obtenues (ce critère fait souvent débat dans les forums spécialisés).

Au terme d’une période supérieure à un an, on observe que les volontaires ont réussi à perdre, en moyenne, 3 kg de graisse – quel que soit leur groupe d’origine. Cette tendance semble assez représentative des grandes études nutritionnelles menées ces dernières années.

Pourtant, en réalité, le second groupe – sous régime hypoglucidique – est parvenu à éliminer 1,25 kg supplémentaire par rapport au groupe initial. Un enseignant en nutrition signalait d’ailleurs récemment que le régime faible en graisse aurait un effet plus marqué lorsque les habitudes alimentaires classiques sont gardées. Ainsi, poursuivre son alimentation habituelle tout en réduisant les apports en graisse peut offrir une diminution de poids plus notable (cela dit, certains témoignages montrent que le maintien de ces résultats sur le long terme reste un vrai défi).

Les conclusions

À la lumière des études actuelles, il semble que multiplier les stratégies alimentaires puisse conduire à une perte de poids plus importante. Dernier point à noter, d’après Frank Hu, pour maintenir cette dynamique, il vaut la peine de travailler l’adhésion au régime sur le long terme. Ajoutons que surveiller la santé cardiométabolique du sujet reste capital. En pratique, le régime idéal pour mincir devrait intégrer les préférences culturelles, l’état de santé et le vécu alimentaire de chaque individu. On recommande souvent de ne pas sous-estimer les conséquences à long terme de ces choix. Comment construire une démarche durable et adaptée à chacun ? Voilà une interrogation qui anime encore les spécialistes aujourd’hui.

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