Accueil Perte de poids Réduire la télévision : brûlez plus de calories facilement

Réduire la télévision : brûlez plus de calories facilement

par Mathieu Gabens

Des chercheurs ont développé une approche particulièrement accessible pour aider à dépenser davantage d’énergie chaque jour : il vaut la peine d’éteindre son téléviseur régulièrement. Selon les observations d’une expérimentation menée en laboratoire, les adultes qui réduisent leur temps d’écran gardent a peu près la même alimentation, mais leur dépense énergétique augmente comparativement à ceux qui restent plus longtemps devant la télévision. Ce petit geste pourrait faire la différence sur la durée (un spécialiste en santé publique rappelait récemment que le changement d’habitude démarrant par des actions simples s’avérait souvent le plus durable dans la vraie vie). À méditer !

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Regarder la télévision, une activité qui fait dépenser des calories

On constate souvent que l’adulte moyen consacre près de cinq heures par jour à l’écran, d’après les perspectives avancées par les chercheurs. Jusqu’à récemment, la lutte contre l’obésité privilégiait surtout les changements alimentaires et l’activité physique. Pourtant, il semble aujourd’hui que se pencher sur les comportements sédentaires pourrait aussi transformer les pratiques courantes, notamment la durée passée devant la télévision. Une formatrice spécialisée en nutrition a plusieurs fois remarqué que repenser le mode de vie sédentaire permettait d’améliorer la vitalité sans stress ni surmenage.

Passer moins de temps face à l’écran offre un terrain propice pour bouger davantage. Et ce n’est pas tout : on évoque egalement une influence positive sur la qualité du sommeil (plusieurs adultes témoignent d’une réelle amélioration au coucher après avoir limité la télévision le soir). Or, la perturbation du temps d’endormissement reste associée au risque d’obésité, d’où l’intérêt de varier ses habitudes.

Un test mené sur 36 volontaires adultes a permis d’approfondir cette piste. Chaque participant rapportait passer au minimum trois heures par jour devant la télévision, avec un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 25 et 50. L’IMC sert à estimer la proportion de masse grasse selon la taille et le poids. En pratique, on considère quelqu’un avec un IMC supérieur à 30 comme souffrant d’obésité.

Pour rendre l’essai concret, 20 personnes ont été tirées au sort et invitées à réduire leur temps de télévision sur trois semaines. Elles étaient équipées d’un boîtier électronique, chargé d’éteindre l’écran au bout de la moitié du temps habituel. Les 16 autres constituaient le groupe témoin. Tous portaient un brassard relié à un capteur mesurant leur activité physique (certains participants confiaient que ce suivi créait une légère compétition ludique au sein du groupe).

Après observation, le groupe ayant limité l’écran a brûlé en moyenne 119 calories de plus par jour durant trois semaines, par rapport à la période préalable – une différence concrète. À titre comparatif, le groupe témoin consommait 95 calories de moins chaque jour. Un professionnel en science sportive précise que ce genre d’écarts, sur plusieurs mois, tend à peser significativement sur la condition physique.

Fait intéressant : ceux du groupe actif sont même parvenus à éliminer plus de calories qu’ils n’en ingéraient au début de l’expérience. À l’opposé, le groupe témoin enregistrait un apport supérieur à la dépense. Les chercheurs soulignent cependant que certains résultats pourraient s’expliquer par des variations individuelles – il arrive qu’un facteur insoupçonné (motivation, journée type…) influe temporairement sur les mesures.

Interprétation des résultats d’expérience

D’après l’équipe, même des écarts modestes de dépense calorique, prolongés au fil des semaines, finissent par peser sur le poids corporel. Leur compte rendu souligne l’idée suivante : « Il a été estimé qu’une augmentation combinée de dépense d’énergie et une diminution de consommation d’énergie égales à seulement 100 calories par jour pouvaient empêcher la prise de poids progressive souvent observée dans la population. »

Ajuster quelques habitudes chez les personnes sujettes à l’obésité se révèle donc une stratégie tout à fait recevable pour contrer la progression de cette épidémie. D’ailleurs, plusieurs études antérieures menées auprès d’enfants montrent que passer moins de temps devant un écran favorise une réduction des apports caloriques, meme si le nombre de calories dépensées reste stable dans ce cas précis. On peut supposer qu’un facteur comportemental distinct se joue entre adultes et enfants (certains spécialistes rappellent que la maturité et le contexte scolaire pèsent dans ce rapport à l’écran).

Les auteurs indiquent en dernier lieu : « Ceci suggère que la réponse des adultes à la diminution du temps d’écran sédentaire pourrait différer de celle des enfants. »

Notons aussi que la télévision n’a pas que des conséquences métaboliques : elle s’accompagne parfois de retombées sur le comportement, telles qu’une tristesse accrue ou des difficultés d’apprentissage chez certains enfants (un parent racontait que l’attention de son enfant devenait plus fluctuante après de longues plages devant l’écran).

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