Accueil Perte de poids Réduire les hydrates de carbone pour une perte de graisse efficace : les preuves scientifiques

Réduire les hydrates de carbone pour une perte de graisse efficace : les preuves scientifiques

par Mathieu Gabens

Quand on parle de régime minceur, difficile de passer à côté du foisonnement de formules proposées. Même si la palette des diètes est large, toutes n’obtiennent pas les mêmes résultats en pratique. L’une d’elles déchaîne l’enthousiasme, tant dans la presse qu’auprès du public : la fameuse diète Atkins, pauvre en hydrates de carbone. Que retient-on vraiment, côté scientifique, à propos de ce régime « low-carb » ? (On entend parfois, autour des salles de sport ou dans les cabinets diététiques, des anecdotes sur le « miracle Atkins »… mais la réalité est-elle a la hauteur de la légende ?)

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La diète basse en hydrates de carbone : est-elle si efficace que cela ?

Une légere diminution dans les rations nutritives d’aliments contenant des glucides semblerait favoriser la perte d’adiposité au niveau du ventre. C’est la principale découverte partagée lors de la Conférence de l’Endocrine Society’s en 2011. Les glucides regroupent toute une famille de molécules riches en hydrates de carbone ; leur rôle dans l’organisme fait encore débat parmi les professionnels de la nutrition. On constate avec l’étude en question qu’un tel régime, appliqué de façon réelle, viserait spécifiquement la graisse abdominale sans forcément faire baisser le poids global. Dans un contexte de perte de poids progressive, cette méthode continue d’être évoquée pour sa capacité à faire véritablement fondre la masse de graisse abdominale.

Le travail a été supervisé par la Docteure Barbara Gower, une figure universitaire en sciences de la nutrition à l’Université de l’Alabama. Selon elle, ajuster de manière ciblée son alimentation pourrait modérer le risque d’attaque cardiaque. Dans certains cas, cela semblerait aussi jouer un rôle dans la prévention du diabète de type 2 ou encore des maladies artérielles coronariennes. Un diététicien confiait récemment que l’accumulation de graisse au centre du corps n’est certainement pas anodine, et qu’elle sert souvent de terrain propice à ce type de problématiques cardiovasculaires. On croise parfois des sportifs qui, malgré une impression de bonne forme, s’interrogent sur le lien entre ventre rond et santé : la vigilance reste de mise.

Condition du déroulement de l’étude

Un collectif de chercheurs chevronnés, sous la houlette de la docteure Gower, s’est penché sur 69 volontaires. Le groupe, comptant hommes et femmes en surpoids, a suivi un protocole précis : deux périodes distinctes, chacune d’une durée de huit semaines. La première étape visait la stabilisation du poids ; la seconde visait carrément à l’alléger. Durant cette dernière phase, les participants recevaient chaque jour 1 000 calories en moins dans leur ration. Il arrive d’ailleurs que les sujets racontent la surprise ressentie face à ce changement de rythme alimentaire, surtout dans le monde du sport où la restriction calorique reste un sujet sensible. Une experte américaine spécialiste du métabolisme soulignait que cette adaptation progressive est souvent bien tolérée si elle reste accompagnée.

Deux approches diététiques ont été imposées : l’une, plutôt classique, conservait les glucides mais limitait les matières grasses. L’autre, basée sur une réduction marquée des hydrates de carbone, laissait un peu plus de place aux graisses, tout en veillant à ce que l’indice glycémique des aliments reste bas – essentiel pour limiter les pics de glucose sanguin (une diététicienne de terrain notait d’ailleurs les effets sur certains profils à risque). Concrètement, la diète modérée en glucides apportait 43 % des calories par les hydrates et 39 % via les lipides. Pour la formule classique : 55 % de glucides et 27 % de graisses. Chacun des deux schémas a ainsi permis d’observer la répartition énergétique au quotidien, ce que tous les coachs ne manquent pas de rappeler à leur public.

Qu’en ont conclu les chercheurs ?

Dès les premiers jours de l’étude, les scientifiques ont minutieusement évalué l’indice d’adiposité abdominal et la profondeur des graisses corporelles des participants. Ces mesures ont été renouvelées au milieu, puis à la fin du protocole, utilisant des techniques comme l’absorptiométrie aux rayons-X à double intensité et la tomographie calculée. On entend parfois, dans la bouche d’un radiologue de centre hospitalier, que ces outils contribuent à fournir une cartographie encore plus fine qu’un simple contrôle au mètre ruban.

Pendant la phase intermédiaire—juste après la période de maintien du poids—les données récoltées se sont révélées très parlantes. Les sujets ayant opté pour le régime appauvri en glucides affichaient un taux de graisse abdominale inférieur de 11 % comparé à ceux du groupe « classique ». Un professionnel de la nutrition en cabinet confiait avoir déjà observé des résultats similaires chez des pratiquants de musculation, souvent bluffés par la répartition des zones de fonte graisseuse. Il ressort toutefois de ces analyses, en affinant selon les origines ethniques, que le surplus de graisse abdominale concernait d’abord les personnes blanches du panel : celles-ci cumulant davantage d’adiposité que leurs homologues noires, sans différence notable de poids ou d’indice de masse graisseuse.

Sur la période finale, il s’est produit une fonte généralisée des tissus adipeux dans les deux groupes. Pourtant, la version « low-carb » l’emportait, s’avérant plus efficace de 4 %. Face à ces chiffres, la Professeure Gower invitait alors les personnes en quête de programme minceur à envisager cette approche, louée pour sa capacité à brûler la graisse tout en conservant vos muscles – vrai enjeu, surtout si l’on pratique une activité physique régulière. Est-ce la formule gagnante à tous les coups ? On peut en douter : certains retours font état de variations selon l’histoire de chaque individu. Mais à la lumière de cette étude, l’idée mérite peut-être un peu plus qu’un simple effet de mode.

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