Selon une publication du journal Drug Testing & Analysis, on constate un éclairage inédit sur le DMAA. Ce stimulant, présent dans de nombreux suppléments alimentaires, ne provient pas de sources naturelles. En pratique, le DMAA est avant tout composé d’elements synthétiques.
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Que savoir du stimulant DMAA ?
Mieux vaut rappeler que le composé DMAA, également appelé 1,3-diméthylamylamine, apparaît dans certains compléments alimentaires pris après les entraînements sportifs. Les sportifs croient régulièrement qu’il s’agit d’un stimulant naturel issu des plantes de géranium, mais la réalité est plus complexe. Lors d’un événement dramatique évoqué par un expert médical, ce stimulant aurait provoqué le décès de deux soldats américains. Depuis cet incident, l’US Army (selon le témoignage d’un pharmacologue cité dans la presse) a décidé de retirer le DMAA de ses stocks.
Autre point soulevé par le Docteur Daniel Armstrong : son équipe s’est penchée sur les ratios isomériques uniques du DMAA, en cherchant à faire la différence entre les substances naturelles et leurs variantes synthétiques. Des retours de professionnels du secteur évoquent l’importance de déterminer la provenance exacte de ces composants, notamment pour informer les consommateurs. Leur méthode ? L’analyse poussée de 8 extraits de géranium, à la recherche de la moindre trace de DMAA. Or, on remarque qu’aucun de ces extraits ne contenait la substance recherchée. On peut donc supposer que, dans les échantillons analysés, il n’existait aucune trace de DMAA d’origine végétale.
Quels sont les aboutissants des recherches du Dr Amstrong?
Les résultats obtenus montrent que le stimulant DMAA se compose en réalité de quatre stéréo-isomères différents (un professeur en chimie organique le précisait lors d’une conférence récente). Fait notable : seul le ratio isomérique du DMAA synthétique correspond exactement à celui retrouvé dans tous les suppléments testés. Autrement dit, le DMAA présent dans ces produits n’est pas issu des plantes de géranium.
D’ailleurs, le Docteur Armstrong recommande désormais que les autorités sanitaires veillent à contrôler, voire interdire certains produits spécifiques, surtout ceux contenant des dosages importants en substances pharmacologiques synthétiques. Une formatrice en nutraceutique rappelait il y a peu qu’une bonne information est indispensable, notamment pour limiter les effets secondaires sur la santé. Est-ce vraiment suffisant au quotidien ? Mieux vaut considérer que ces données pèsent dans le choix des consommateurs, qui sont parfois confrontés à des dilemmes difficiles, l’expérience d’un utilisateur ayant changé de marque après avoir constaté des effets indésirables en est un exemple.
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.