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Le soda augmente le risque d’AVC : étude alarmante

par Mathieu Gabens

Le soda occupe aujourd’hui une place de choix parmi les boissons sucrées les plus consommées au monde, présent lors de nombreux instants en famille ou entre amis. Ce geste anodin – partager un soda lors d’un repas ou d’une pause – s’est naturellement installé dans nos habitudes. Pourtant, une étude récente attire l’attention sur un lien possible entre la consommation de soda et la survenue d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Regardons de plus près les risques associés au soda.

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Qu’est-ce qui prouve que le soda représente un facteur de risque ?

Des analyses menées par des équipes de l’Institut Wellness de la clinique de Cleveland et de l’Université de Harvard ont mis en avant certains points essentiels au sujet de ces boissons populaires. Concrètement, une consommation regulierement élevée de sodas sucrés ou hypocaloriques expose à un risque élevé de faire un AVC. Selon Adam Berstein, responsable de l’étude, les sodas déclenchent une série de réactions dans l’organisme et peuvent amener sur le long terme diverses pathologies. Une formatrice évoquait d’ailleurs que ces effets, bien que connus chez les sportifs, touchent toute la population. On constate souvent que les boissons sucrées sont impliquées dans la prise de poids, le diabète, la goutte, l’hypertension, ainsi que dans la hausse de la cholestérolémie et des maladies coronariennes. Certains consommateurs avouent ne réaliser les conséquences qu’après plusieurs années, quand il devient difficile de revenir en arrière. Est-ce vraiment surprenant ?

Comment le soda contribue-t-il à l’augmentation des attaques ?

Dans le cadre de la recherche, l’échantillon réuni comptait 43 371 hommes de 1986 à 2008 et 84 085 femmes de 1980 à 2008, tous grands consommateurs de soda. Sur cette période, les scientifiques ont répertorié 2 938 cas d’AVC chez les femmes et 1 416 cas chez les hommes. On remarque que la forte teneur en sucre du soda peut induire une augmentation significative de l’insuline et du glucose dans le sang. Lorsque ce déséquilibre persiste, l’intolérance au glucose et la résistance à l’insuline finissent parfois par s’installer. Ce phénomène favorise ensuite l’inflammation mais aussi des changements physiologiques suffisamment sérieux pour faciliter l’athérosclérose ou la thrombose (certains consommateurs témoignent de l’apparition de gênes longtemps ignorées).

D’autre part, la confrontation avec le café révèle des différences assez marquées. Contrairement au soda, le café est reconnu pour apporter des bénéfices grâce à sa richesse en acides chlorogéniques, en lignanes et en magnésium. Ces composants jouent principalement le rôle d’antioxydant et permettent fort probablement de réduire le risque d’AVC. Selon certains professionnels de la santé, une portion de café décaféiné s’accompagne de près de 10 % de risque d’attaque en moins qu’une portion de soda.

À la lumière de ces divers travaux, on constate que la consommation excessive de soda expose à des risques cardiaques et vasculaires. Hommes et femmes qui vont au-delà d’une portion quotidienne de soda sucré présentent une hypertension et une hypercholestérolémie très élevées. Ce sont la plupart du temps des profils qui pratiquent beaucoup moins d’activités physiques. On peut supposer que le mode de vie global entre également en compte.

Les résultats des chercheurs montrent aussi que l’obésité tend à s’installer chez les consommateurs réguliers de sodas, notamment pour les versions hypocaloriques. Une éducatrice dans le secteur du bien-être précisa un jour que ce penchant avait multiplié concrètement les risques de maladies chroniques. D’ailleurs, il arrive qu’un utilisateur soit persuadé que le soda light sera sans conséquence, et pourtant l’effet contraire s’observe dans la réalité. C’est pas toujours évident de démêler ce qui relève de la publicité et ce qui ressort véritablement des études.

Existe-t-il un risque d’attaque indépendant du soda ?

Les mêmes équipes scientifiques se sont penchées sur d’autres éléments susceptibles d’influencer l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux, indépendamment du soda. Au fil des trois dernières décennies, la consommation des boissons sucrées a bondi, sans être sans risques pour la santé – une nutritionniste spécialisée en sport rappelait récemment que ce constat allait bien au-delà du simple soda. On recommande souvent de reviser ses habitudes en privilégiant des alternatives plus bénéfiques pour l’organisme. En pratique, l’eau reste fondamentale dans ce parcours de prévention, et ceux qui ont tenté le changement confirment souvent une amélioration progressive de leur forme.

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