Avez-vous déjà entendu parler des SARMs ? Il y a de fortes chances que ce nom ne vous soit pas inconnu. On les retrouve régulièrement parmi les produits dopants prisés par de nombreux sportifs pour développer leur masse musculaire. Mais au fond, les SARMs sont-ils réellement ce que l’on pense d’eux ? On remarque que bien des aspects restent méconnus concernant cette catégorie de substance. Si vous envisagez d’en consommer, il vaut la peine de maitriser certains points peu évoqués à leur sujet. Voici ce qu’on peut retenir sur les SARMs et leur utilisation.
Sommaire
Les SARMs, qu’est-ce que c’est ?
Connaissez-vous les « Modulateurs Sélectifs des Récepteurs Androgéniques », connus sous l’acronyme SARMs ? En version anglaise, on parle de « Selective Androgen Receptor Modulators ». Ces produits sont souvent présentés comme des alliés pour gagner en force, développer sa musculature et accentuer la virilité. Pour certains adeptes, ils sont censés modifier l’apparence corporelle, pousser les performances et contribuer à lutter contre le vieillissement physique. D’ailleurs, une formatrice en nutrition sportive évoquait récemment que certains utilisateurs rapportent un sentiment accru de dynamisme, même chez les plus de 40 ans (mais est-ce vraiment durable ?).
Les SARMs forment une famille de molécules qui agissent sur les récepteurs androgéniques du corps humain. Leur popularité auprès des sportifs qui visent une prise musculaire importante est remarquable. Il arrive qu’un utilisateur se vante d’avoir battu son propre record après un cycle de SARMs, même si les avis divergent.
On remarque que ces produits restent proches des stéroïdes anabolisants et seraient destinés à contrer la fonte musculaire causée par des maladies comme le cancer. En pratique, il existe des arguments en faveur de leur usage, notamment l’idée selon laquelle les effets secondaires seraient mineurs, voire absents – du moins selon certains forums. Pourtant, leurs définitions et utilités sont loin d’être totalement claires, y compris chez les professionnels du secteur.
Pourquoi les sportifs les utilisent et quels sont les meilleurs SARMs ?
Les SARMs ont fait leur apparition relativement récemment sur le marché des substances destinées à optimiser la performance. On les présente parfois comme la nouvelle génération de stéroïdes, car leur action ciblée reste focalisée sur les muscles et les os, sans s’étendre aux organes dits « à risque ».
De nombreux sportifs optent pour ces produits afin d’atteindre plus rapidement leurs objectifs. À leurs yeux, les SARMs seraient épargnés par certains effets secondaires classiques, tels que palpitations ou variations d’énergie. On constate aussi qu’ils n’induisent pas la détérioration du foie, ni d’excès de pilosité (un détail souvent cité par les hommes jeunes).
- L’andarine : reconnue pour booster les performances et renforcer la densité osseuse, tout en ayant une action sur la libido.
- Le ligandrol : apprécié pour favoriser la prise de muscle sec et apporter un surplus de tonus.
- La cardarine : plébiscitée pour améliorer la récupération et l’endurance.
- L’ostarine : utilisée pour son effet contre la dégénérescence des tissus musculaires.
- La teslolone : souvent associée à la diminution de la masse grasse et à une influence sur le taux de cholestérol.
Parmi ce panorama, l’andarine est régulièrement saluée pour ses résultats sur l’énergie et la libido, tandis que la ligandrol séduit par sa rapidité d’action. On entend parfois le témoignage d’un préparateur physique qui conseille la cardarine pour retourner plus vite à l’entraînement après blessure. Quant à l’ostarine, certains spécialistes la réservent en post-opératoire pour limiter la fonte musculaire. En dernier lieu, la teslolone intrigue – son impact métabolique restant à nuancer selon de récents avis d’experts. Les SARMs mentionnés ci-dessus figurent parmi les références du marché, mais d’autres variétés existent également. À titre d’exemple, certains sportifs personnalisent leur choix selon les comparatifs et retours. Le marché évolue vite, alors mieux vaut se renseigner soigneusement.
Les dangers des SARMs
On pourrait croire que les SARMs sont dénués de risque et efficaces sur tous les tableaux. Mais on constate plutôt qu’il s’agit avant tout de produits pharmaceutiques, et non de simples compléments alimentaires.
Certains consommateurs l’oublient et se retrouvent confrontés à des effets indésirables, parfois inattendus. Il arrive qu’un utilisateur rapporte des réactions cutanées inexpliquées ou des troubles visuels, sans vraiment relier cela à son cycle de SARMs.
- Perte de cheveux soudaine (un coach sportif confiait qu’un de ses clients s’en plaignait après trois semaines d’utilisation).
- Gene visuelle ou baisse de la vision.
- Développement anormal de la poitrine (gynécomastie), phénomène rarement évoqué mais bien réel.
- Incertitudes sur le contenu du produit et l’exactitude du dosage, rappelées par de nombreux professionnels du secteur.
Est-ce la qualité des substances ou le manque d’informations sur la fabrication ? Beaucoup d’utilisateurs ne peuvent pas vérifier l’origine exacte du produit, ni si le dosage indiqué est conforme, ni si d’autres substances n’ont pas été ajoutées sans mention sur l’étiquette. Plusieurs experts en pharmacovigilance soulignent régulièrement ces lacunes lors des formations en salle.
Autre point à signaler : bon nombre de SARMs sont issus de laboratoires clandestins où la traçabilité et les normes de qualité sont rarement contrôlées. Une anecdote revient souvent : un athlète ayant acheté ses produits sur internet y a découvert la présence d’éléments non mentionnés, source de soucis de santé par la suite.
C’est aussi pourquoi les études cliniques menées sur les SARMs font état d’effets secondaires marqués, voire dangereux, au moins chez l’animal. Certains essais ont même été interrompus prématurément par prudence. Le recours à ce type de substances demande donc une vigilance particulière.
Les produits SARMs ont-ils une mention légale ?
Mieux vaut savoir que l’Agence Mondiale Antidopage a inscrit les SARMs sur sa liste des produits interdits depuis 2008. Plusieurs pays, dont la France, les ont inclus dans la liste des substances prohibées pour protéger les sportifs mais aussi le grand public contre leurs effets néfastes.
En France, une référence officielle existe sur le sujet. L’arrêté du 19 janvier 2016 détaille les substances et méthodes dont la détention par les sportifs est proscrite, conformément à l’article L.232-26 du code du sport. Les SARMs figurent explicitement dans cette liste. Une pharmacienne spécialisée expliquait récemment que la question revient de façon récurrente, en particulier chez les jeunes athlètes en quête de produits « miracles ». Ajoutons que la vente de SARMs est fréquente sur les plateformes en ligne, ce qui ne facilite pas la vigilance.
Tout ce qui est vendu en ligne n’est pas bon, faites attention
Sur internet, chaque consommateur peut tomber sur tout type de produit : des substances légales… ou illégales. À titre d’exemple, on trouve aussi bien des produits réputés pour leur qualité que d’autres, parfois dangereux et non conformes. Plusieurs études récentes pointent du doigt la commercialisation massive de SARMs en ligne, soulevant de vraies interrogations.
Il n’est pas rare de croiser des produits présentés comme des SARMs alors qu’il s’agit, en pratique, de drogues nettement plus risquées. Une étude réalisée par un collectif de chercheurs a mis en avant que sur un large panel de produits testés, seuls entre 50 et 55 % correspondaient réellement à la définition des SARMs. Un nutritionniste sportif racontait lors d’une conférence qu’un quart de ses patients avait découvert des substances inattendues après achat sur une plateforme étrangère.
- 40 % des produits testés avaient des composants illégaux et non autorisés.
- Un produit sur quatre présentait des éléments absents de la liste officielle sur l’emballage.
- Ces chiffres appellent à une extrême prudence lors de tout achat en ligne.
Concrètement, se procurer ce genre de substances sur le Web vous expose à des dangers parfois insoupçonnés. En pratique, les témoignages circulent parmi les forums sportifs, et il n’est pas rare d’y lire des mésaventures assez marquantes (qui oserait jouer sa santé pour quelques centimètres de biceps ?).
Ce qu’il convient de conclure
À ce jour, personne ne peut garantir totalement que les SARMs sont sans danger ou parfaitement sûrs pour la santé. L’ambiguïté persiste autour de ces produits, et certains professionnels du sport eux-mêmes hésitent à se positionner. En pratique, tout laisse penser qu’il s’agit de produits dopants interdits, donc risqués.
L’achat de SARMs sur internet reste une démarche à haut risque, et n’est pas recommandé aux sportifs, même aguerris. On recommande souvent de consulter un médecin ou un professionnel de la santé avant toute utilisation, ne serait-ce que pour éviter les mauvaises surprises.
Pour finir, on peut supposer qu’il est bien plus judicieux d’atteindre ses objectifs musculaires par un programme régulier de musculation et de nutrition adaptee, plutôt que de miser sur des produits dont la fiabilité demeure incertaine. (Après tout, c’est pas toujours évident mais le résultat est bien plus gratifiant sur le long terme !)
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.