S’entraîner régulièrement présente de vrais bénéfices pour la santé. Au-delà de l’élimination des graisses, cette habitude contribue aussi au développement musculaire. Ajoutons que les séances d’activité physique stimulent le rythme cardiaque, améliorent la mobilité des articulations et accélèrent la digestion. Il n’est pas rare, d’ailleurs, d’entendre des pratiquants rapporter qu’un sport adapté leur permet de se sentir plus résistants face aux maladies, preuve que le système immunitaire tire aussi profit de l’entraînement. Mais s’entraîner à n’importe quelle heure ne donnera pas toujours les mêmes résultats. Certaines plages horaires offrent un environnement plus favorable à l’effort. Voici ce qu’on peut retenir pour déterminer le meilleur moment de la journée pour vous entraîner.
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Faire ses entraînements à des heures fixes
En 2008, le décalage imposé sur les horaires des épreuves lors des Jeux olympiques de Beijing avait déclenché une vague de réactions chez les athlètes. Pour la première fois, la gymnastique et la natation étaient organisées le matin, alors qu’elles se déroulaient habituellement en soirée – ce qui permettait autrefois de regarder les compétitions en direct depuis les États-Unis. Certains sportifs racontaient qu’ils devaient réorganiser leur routine, se levant parfois à 3 heures du matin pour courir ou nager, une expérience assez perturbante (qui a marqué plusieurs participants a l’époque !).
Dans ces conditions, il devient beaucoup plus difficile de retrouver ses performances habituelles. Ce qui était facile à effectuer en fin d’après-midi ou pendant la soirée, devient presque intenable à 4 heures du matin. On peut constater que l’état physique général s’en ressent nettement. D’ailleurs, de nombreux entraîneurs rappellent que notre organisme fonctionne comme une sorte d’horloge interne : chaque action, chaque effort, serait piloté par une région précise du cerveau, nommée hypothalamus.
L’hypothalamus joue un rôle essentiel dans la gestion du corps, notamment pour réguler la température corporelle. Il est souvent cité aussi pour sa participation à la sécrétion hormonale. Sans ces substances, le fonctionnement normal est compromis. Il gère également les cycles du sommeil. On saisit donc mieux comment différents mécanismes (parfois complètement invisibles au quotidien !) influencent très concrètement la façon dont vous allez supporter l’exercice physique. Une formatrice spécialisée expliquait récemment combien il peut être délicat de bouleverser brutalement ses horaires d’entraînement après des années de routine.
Des chercheurs français ont mené une étude approfondie pour déterminer le créneau horaire optimal en cyclisme. Ils ont suivi les performances de sportifs à différents moments de la journée, et les données recueillies sont sans appel : le matin, vers 8 heures, semble offrir un pic de performance. Plusieurs disciplines telles que le football et le tennis livrent des observations similaires. Par ailleurs, en Espagne, des chercheurs ont proposé à des sprinters d’ajuster l’horaire de leurs repas et de leur coucher de 120 minutes. L’expérience a montré qu’après quelques mois, le record moyen pouvait progresser de neuf secondes sur 100 mètres (ce qui n’est pas négligeable à haut niveau). Un autre point à signaler : ces ajustements d’horaires auraient favorisé plusieurs changements bénéfiques, tels qu’un développement musculaire accru, une transmission nerveuse plus rapide et une meilleure réactivité métabolique. Peut-on en conclure que tout le monde devrait s’entraîner tôt ? Peut-être pas, mais on constate souvent qu’adopter une certaine régularité horaire paie sur le long terme — certains amateurs s’en étonnent encore !
Le matin représente le meilleur moment de la journée pour s’entraîner
Une expérience menée en 2010 en Guadeloupe s’est intéressée à la meilleure période pour effectuer des sauts en hauteur : le matin ou le soir ? Sur les dix sportifs tirés au sort, la plupart ont obtenu de meilleurs résultats entre 7 h et 9 h qu’en dehors de cette tranche. Il faut dire que la fraîcheur matinale serait l’un des facteurs clés, si l’on en croit les avis des enseignants locaux. Il arrive aussi à certains sportifs de remarquer, lors des compétitions, combien le climat peut transformer leur aisance physique sur une même discipline.
Si vous préparez une compétition programmée à une heure inhabituelle, mieux vaut habituer votre corps à cet horaire bien en amont. Cela suppose souvent d’adapter l’heure de vos séances d’entraînement. Des préparateurs évoquent régulièrement cette étape – qui demande patience et organisation – pour éviter toute mauvaise surprise lors du jour J.
D’autres études, notamment celle lancée en 1989 à l’université de Géorgie auprès de cyclistes, ont permis de souligner certaines subtilités : l’entraînement matinal provoque une amélioration perceptible du rythme cardiaque et les effets semblent plus durables par rapport aux séances du soir. Des constatations similaires ont été rapportées en Finlande en 2007. Concrètement, bouger au lever du jour diminue notablement le niveau d’hormones de stress, tout en offrant un surcroît d’énergie sur la journée. Certains professionnels estiment que, sur le plan mental, s’activer tôt pourrait aussi favoriser un état d’esprit plus positif – même si cela reste moins évident pour les adeptes du bouton « snooze ».
En résumé, si votre objectif est d’être au top pendant la journée, on recommande souvent de bouger le matin (de préférence entre 7 h et 9 h). Mais nul besoin de s’imposer un cadre trop rigide : le meilleur moment reste celui où vous réussissez à pratiquer avec constance et entrain. Après tout, chacun possède son propre rythme ; certains sont plutôt du matin, d’autres fonctionnent mieux l’après-midi. Entre emploi du temps, vie familiale ou obligations personnelles, il vaut la peine de choisir le créneau qui vous permettra de garder le cap sur la durée. Est-ce vraiment si simple ? C’est pas toujours évident, mais la clé, c’est d’y prendre du plaisir.
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.