Le poids d’une personne ne suit pas inevitablement une courbe ascendante avec les années. Sur vingt ans, des chercheurs ont constaté que 10 % des participants restaient en dehors du surpoids, malgré l’avancée en âge. Fait marquant : ces individus avaient toujours intégré les activités physiques dans leur quotidien dès la jeunesse. Concrètement, débuter le sport tôt semble réduire les risques de surpoids par la suite. Ce constat, mis en avant par Arlène Hankinson et paru dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), met l’accent sur l’impact durable de l’exercice régulier, bien au-delà de la jeunesse. Une formatrice en santé publique évoquait récemment que cette habitude prise tôt “laisse des traces positives jusque très tard”.
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Taille et poids
Les résultats obtenus sont sans appel : ceux qui bougent régulièrement prennent moins de poids au fil des ans. À l’opposé, la plupart des hommes peu actifs durant leur jeunesse voient la balance afficher plus de 3 kg supplémentaires à terme. Chez les femmes, l’effet ressort encore plus : environ 6 kg de plus chez celles qui bougent rarement. Ce tableau, brossé par les chercheurs, illustre bien la différence générée par l’activité physique tôt dans la vie. Un spécialiste de la nutrition sportive l’a résumé ainsi lors d’une intervention : “Le corps n’oublie pas les efforts investis jeune”. Certains témoignages rapportent même que des anciens sportifs retrouvent, trente ans après, un métabolisme plus stable.
Les travaux examinent également l’Indice de Masse Corporelle (IMC) selon la régularité de l’exercice. Il vaut mieux préciser que ces recherches incluent des personnes effectuant au moins 150 minutes d’activité physique par semaine. D’après les chiffres récoltés, on note un IMC de 0,15 chez les hommes qui pratiquent. Là où chez ceux qui sont sédentaires, il grimpe à 0,20. Chez les femmes peu actives, l’écart est frappant : leur IMC atteint le double par rapport à celles engagées dans le sport. En pratique, un éducateur physique racontait avoir observé une progression bien plus lente du poids chez les personnes actives, indépendamment de l’âge ou du sexe. On pourrait se demander si l’alimentation aurait un rôle tout aussi fort : effectivement, trois évaluations du régime alimentaire étaient ajoutées au questionnaire, histoire d’écarter une influence majeure de ce côté.
L’équipe a ainsi multiplié les questions : type de sport, exercices choisis, fréquence dans la semaine… Les relevés intègrent aussi la taille, le poids et le tour de taille de chaque participant, pour donner une vision plus globale. Pourtant, malgré toutes ces précautions, on constate souvent que toute la cohorte a pris du poids sur la période étudiée, même si cette prise reste modérée voire négligeable chez les plus actifs. Certains participants, se souvenant de leur mode de vie plus jeune, confient que la différence est perceptible sur le long terme : l’activité régulière dès l’enfance joue un vrai rôle protecteur.
Combien en faut-il ?
À travers les résultats, Hankinson a isolé un tiers de la population concernée, correspondant à la majorité de ceux qui s’abstiennent des activités sportives fréquentes. D’ailleurs, ces profils ne récoltent pas davantage de bénéfices santé que les personnes pratiquant sporadiquement. Même en tenant compte du genre, du niveau socio-éducatif ou de l’origine ethnique, la différence reste ténue. On remarque aussi que le «style de vie» seul ne fait pas varier significativement les résultats. Autrement dit, les personnes peu sportives et celles peu assidues connaissent globalement le même parcours. Pour maintenir un poids stable après quarante ou cinquante ans, le mieux reste donc de pratiquer du sport régulièrement dès le plus jeune âge.
Cependant, on recommande souvent de ne pas figer les choses – difficile de donner une quantité précise d’exercices adaptée à chaque personne. Globalement, il vaut tout de même la peine de rappeler qu’une demi-heure d’exercice quotidien s’avère appropriée pour maintenir un poids stable dans le temps. En vérité, ce qui complique la mesure, c’est la variabilité des poids finaux observés chez les participants, malgré des efforts constants. Certains chercheurs estiment que d’autres facteurs, tels que les modifications comportementales autour de la quarantaine, viennent aussi brouiller les cartes.
Ajoutons que beaucoup constatent, au fil des années, qu’il devient difficile de remettre un vieux jean porté à vingt ans – la prise de quelques centimètres de tour de taille n’a rien d’exceptionnel ! Est-ce irrémediable ? Peut-être pas totalement. Certains continuent à enfiler leurs tenues préférées de jeunesse, même passé cinquante ans. Parfois, c’est juste une question de pratiquer des sports qui plaisent, et que l’on peut continuer sans contrainte majeure. D’ailleurs, un coach sportif expliquait récemment que le plaisir est ce qui fait tenir sur la durée. Pour finir, on peut supposer que l’engagement durable dans une activité physique, dès la jeunesse, reste l’un des leviers les plus efficaces pour garder la ligne sur le long terme (et c’est pas toujours évident quand les habitudes changent !).
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.