Accueil Nutrition sportive Les aliments riches en protéines aussi bénéfiques pour le cœur que le sport et l’arrêt du tabac

Les aliments riches en protéines aussi bénéfiques pour le cœur que le sport et l’arrêt du tabac

par Mathieu Gabens

Le bon fonctionnement du cœur joue un rôle central pour profiter d’une vie épanouie et en pleine santé. Adopter une bonne hygiène de vie et privilégier une alimentation equilibrée reste le conseil le plus partagé. Mais un point revient régulièrement dans les discussions d’experts : certains aliments riches en protéines seraient, selon quelques spécialistes de la nutrition, à considérer autant qu’une priorité. Peut-on vraiment les mettre sur un pied d’égalité avec l’arrêt du tabac en matière de prévention cardiovasculaire ? C’est pour creuser cette piste qu’une équipe de scientifiques de l’Université de East Angélina s’est penchée sur les effets de ces aliments spécifiques. Voici ce qu’on peut retenir de cette étude récente.

Les résultats publiés montrent que consommer des aliments riches en protéines semble aussi bénéfique pour la santé du cœur que de stopper le tabac ou maintenir une activité physique régulière. Des recherches menées auprès de personnes ayant pour source principale de protéines la viande ou certains végétaux laissent entendre que leur tension artérielle affiche des valeurs basses. Un médecin spécialisé rapportait récemment que l’abondance d’acides aminés dans ces aliments coïncide souvent avec une plus grande souplesse des artères. Cela ne veut pas dire que tous y sont sensibles, mais beaucoup de cas observés confirment ce lien.

En pratique, l’effet de ces aliments se compare à d’autres facteurs de risque majeurs :

  • La présence de sel dans l’alimentation pèse fortement sur la tension ;
  • Pratiquer régulièrement une activité physique a un impact appréciable ;
  • L’alcool, consommé en quantité, influence aussi les paramètres vasculaires ;
  • Fumer demeure un facteur incontournable du risque cardiovasculaire.

Pour aboutir à ces constats, l’équipe de recherche a analysé l’effet de sept acides aminés différents auprès de près de 2000 femmes dont l’IMC était dans la moyenne. Les données provenaient de l’étude TwinsUK, qui impliquait environ 1 200 jumeaux adultes. Cette vaste enquête vise généralement à clarifier les causes génétiques et environnementales des diverses maladies liées à l’avancée en âge. Certains participants partageaient leur expérience : il n’est pas toujours facile d’intégrer régulièrement ces aliments dans les repas quotidiens.

Dans ce contexte précis, les chercheurs ont confronté les habitudes alimentaires aux valeurs de la tension artérielle, à l’épaisseur et à la rigidité des vaisseaux, telles qu’elles ressortaient des examens cliniques. La force des résultats a amené l’équipe à souligner que raisonner en termes d’alimentation riche en acides aminés revenait à cibler simultanément la tension artérielle et la souplesse artérielle. On constate souvent que les effets de ce régime ne se font pas attendre, selon plusieurs diététiciens spécialisés en sport.

Autre point à signaler : l’origine des protéines compte tout autant que la quantité consommée. Quand elles proviennent du règne végétal, l’effet sur la baisse de la tension artérielle paraît encore plus marqué. À l’inverse, les protéines issues de la viande semblent surtout associées à une plus grande souplesse des artères. Une formatrice en nutrition sportive faisait d’ailleurs remarquer que l’équilibre entre différentes sources d’acides aminés reste le facteur clé pour profiter des bénéfices.

Selon le Docteur Army Jennings, principal auteur des travaux : « Il ressort de nos analyses qu’améliorer l’apport d’aliments contenant différents types d’acides aminés, comme les haricots, poissons, viandes, lentilles ou épinards, présente un intérêt réel pour la santé cardiovasculaire. Cette approche simple pourrait contribuer à réduire sensiblement les risques de maladie cardiaque. » Les données collectées durant la recherche révèlent que rehausser la quantité de protéines consommées favorise une tension artérielle plus basse. Certains pratiquants de musculation en témoignent aussi, même si, bien sûr, chaque organisme réagit à sa façon.

Les travaux menés sont allés jusqu’à s’intéresser de près aux familles d’acides aminés à l’origine de ces effets : l’arginine, la cystéine, l’acide glutamique, la glycine, l’histidine, la leucine et la tyrosine ont fait l’objet d’un suivi précis. L’objectif était d’établir si ces substances jouent un rôle direct ou si l’impact dépend de leur mode d’assimilation. Rappelons au passage que les avis divergent souvent sur les dosages optimaux.

Au final, les chercheurs ont observé que privilégier ces acides aminés, issus principalement de produits animaux, correspondait à une rigidité vasculaire amoindrie. Ceux d’origine végétale montrent leur intérêt pour maintenir une tension artérielle basse. Cela peut surprendre : une simple modification du régime alimentaire – troquer ponctuellement la viande pour des légumineuses, par exemple – produit déjà des changements notables, ainsi que l’expliquait récemment un spécialiste invité sur une radio bien connue.

Autrement dit, l’apport accru en acides aminés aboutit parfois à des bénéfices identiques à ceux attendus en réduisant la consommation d’alcool ou de sel, ou même en arrêtant de fumer. La tension artérielle élevée, rappelons-le, expose à un risque plus important de voir survenir une maladie cardiovasculaire. Ces dernières résultent d’un ensemble de facteurs qui perturbent les fonctions du cœur et des vaisseaux. Pour réduire la mortalité associée, il vaut la peine de centrer son alimentation sur des produits comme la viande maigre, les produits laitiers ou encore les légumineuses. Prendre en main son alimentation, ce n’est pas toujours évident au quotidien, mais chaque effort dans cette direction compte.

Les professionnels estiment que les apports conseillés au quotidien correspondent par exemple à une portion de steak de 75 g ou un verre de 500 ml de lait écrémé, voire 100 g de filet de saumon. Les auteurs insistent : « Découvrir que certains acides aminés, d’origine animale comme végétale, soutiennent une tension artérielle saine : voilà une étape clé ! » Ils reconnaissent en revanche que le mécanisme précis qui relie ces nutriments aux fonctions cardiaques reste à clarifier. Est-ce une action directe sur les artères ou une transformation par la flore intestinale qui joue le rôle principal ? Affaire à suivre, car la recherche avance parfois plus lentement qu’on le souhaiterait.

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