Les sushis s’imposent aujourd’hui comme un plat apprécié aux quatre coins du globe, et particulièrement en Occident. Nombreux sont les adeptes de cuisine japonaise qui se questionnent : « est-ce que les sushis font grossir ? ». Pour évaluer cette préoccupation, mieux vaut examiner plusieurs aspects liés à la consommation de sushis et ses effets possibles sur la prise de poids.
Sommaire
La composition des sushis
Les sushis se composent à la base de riz, de poisson (souvent cru mais parfois cuit), auxquels s’ajoutent selon les variantes des légumes, quelques morceaux de fruits, du fromage frais ou même des œufs de poisson. Il en existe de multiples formes ; les nigiris, par exemple, sont de petites boulettes de riz coiffées d’une tranche de poisson, alors que les makis prennent la forme de rouleaux enveloppants, le tout blotti dans une feuille d’algue. D’ailleurs, il n’est pas rare d’entendre un chef japonais raconter qu’aucun sushi ne ressemble totalement à un autre, tant les recettes évoluent au fil des régions et des inspirations.
Le riz :
Contrairement à ce que l’on imagine souvent, le riz des sushis dépasse le simple riz blanc cuit à la vapeur. Les professionnels misent généralement sur du riz rond, qu’ils aromatisent avec du vinaigre de riz, un peu de sucre et une pincée de sel : cette préparation unique lui donne une texture collante et un parfum assez subtil. Mais attention, cette association le rend nettement plus calorique qu’une version nature. Une formatrice en diététique évoquait justement que le riz a sushi, en plus d’apporter de l’amidon, peut inciter à consommer plus que prévu, justement grâce à cette fameuse touche sucrée. Avez-vous déjà remarqué que le riz gluant semble parfois plus “rassasiant”, mais qu’on en mange tout de même plusieurs bouchées sans s’en rendre compte ?
Le poisson :
Le choix du poisson dans les sushis influe franchement sur la valeur nutritive de l’assiette finale. Par exemple, le saumon, souvent utilisé, présente une densité énergétique plus élevée que la daurade ou le bar, des poissons bien plus maigres. Pourtant, les poissons gras, dont le thon et le saumon, restent des alliés pour le cœur en raison de leur richesse en oméga-3. Certains diététiciens spécialisés en nutrition sportive soulignent que, consommés à bon escient, ces oméga-3 jouent un rôle dans la récupération musculaire. (Il arrive même que des sportifs privilégient le sushi avant un effort pour ce petit coup de pouce nutritionnel.) En fait, tout est lié au type de poisson : la variété fait la différence.
Les calories contenues dans les sushis
Un sushi nigiri (mélange riz et poisson) affiche généralement entre 40 et 60 kcal par pièce. Les makis, quant à eux, tournent souvent autour de 30 à 45 kcal l’unité. On observe tout de même des différences notables selon la variété, l’accompagnement ou la taille. En pratique, impossible de fixer une règle universelle pour savoir si les sushis font inévitablement grossir. Cela dépend du contexte : qui n’a jamais vu deux plateaux apparemment similaires avoir pourtant des apports énergétiques très différents ? Un professionnel en restauration rapide souligne souvent que la tentation d’enchaîner les bouchées pousse parfois à manger plus que nécessaire, sans réellement s’en apercevoir.
La quantité consommée :
Comme pour bien d’autres aliments, c’est la quantité servie qui va faire toute la différence. Prendre un plateau généreux, c’est bien, mais cela augmente de façon concrète l’apport calorique global. Il arrive qu’un amateur de sushi, pensant rester raisonnable, double facilement la portion initiale “pour goûter un peu de tout”. Mieux vaut rester attentif à ses sensations de satiété pendant le repas, certains experts rappellent que la perception de la faim peut être brouillée dès que les saveurs sont nombreuses.
Les choix d’accompagnement :
On accompagne souvent les sushis de sauces très diverses, dont la sauce soja (parfois salée ou sucrée), le wasabi ou encore une mayonnaise parfumée typiquement japonaise. L’ajout de ces condiments n’est pas anodin : ils peuvent, tout comme les beignets type tempura, apporter beaucoup plus de sel ou de matières grasses au repas. Certains professionnels estiment que la tendance à “tremper généreusement” chaque bouchée peut rapidement faire grimper l’addition calorique. Une fois n’est pas coutume, l’excès est rarement bénéfique : qui n’a jamais vécu cette envie irrépressible de resservir un peu de sauce soja, juste “pour relever le goût” ? Est-ce vraiment utile à chaque bouchée ?
Les alternatives plus légères aux sushis traditionnels
Diversifier ses choix donne l’occasion de profiter des saveurs du sushi tout en limitant les excès. On retrouve plusieurs options recommandées par des nutritionnistes, notamment dans les restaurants dits “fusion” :
- Sashimi : Servi sans riz, uniquement composé de fines tranches de poisson cru, le sashimi séduit souvent ceux qui cherchent une option vraiment légère. Certains affirment même n’avoir découvert la subtilité du poisson cru qu’à travers ce plat.
- Sushis végétariens : Miser sur des garnitures à base de légumes permet de réduire naturellement les calories. Une assiette de makis concombre-avocat, par exemple, change le rythme du repas.
- Variétés à poisson maigre : Privilégier des poissons blancs comme la daurade est idéal pour alléger l’addition énergétique, tout en continuant de bénéficier des protéines. On constate d’ailleurs que certains passionnés “alternent volontairement entre saumon et poissons maigres pour varier textures et apports”.
- Version riz complet : Remplacer le riz blanc par du riz complet dans la préparation apporte à la fois fibres et micro-nutriments supplémentaires. Ce choix séduit notamment ceux qui surveillent leur digestion.
Conclusion partielle
Pour finir, on constate souvent que la question « est-ce que les sushis font grossir ? » ne trouve pas de réponse unique, tout dépend de la variété choisie, de la portion servie et des accompagnements. Il est tout à fait possible de savourer ce plat typique du Japon sans que cela soit synonyme de prise de poids, à condition de faire preuve de discernement et de privilégier (autant que possible) la qualité des ingrédients. Certains professionnels en nutrition rappellent d’ailleurs l’intérêt de varier les recettes et de modérer sa consommation, pour en tirer tous les avantages sans en subir les excès. Après tout, cela reste un plaisir gastronomique à apprécier de temps à autre… c’est pas toujours évident, mais ça vaut la peine d’y réfléchir.
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.