Le Nordic hamstring curl, parfois nommé Leg Curl, fait partie des exercices de musculation privilégies pour solliciter les ischio-jambiers. Bon nombre de sportifs et adeptes du fitness s’y intéressent pour améliorer leurs performances tout en limitant les risques de blessures. Voici ce qu’on peut retenir sur les muscles sollicités lors de ce mouvement et son intégration judicieuse dans votre entraînement.
Sommaire
Pourquoi travailler les ischio-jambiers ?
Les ischio-jambiers regroupent plusieurs muscles qui relient le bas du fessier au haut du mollet, a l’arrière de la cuisse. Ce groupe musculaire entre en jeu dans des gestes courants : marcher, courir ou encore sauter. Selon certains kinésithérapeutes, renforçant régulièrement ces muscles, vous maximisez vos chances de performer dans vos sports favoris tout en diminuant nettement le risque de déchirures ou d’entorses (rien de plus contraignant qu’une blessure sournoise lors d’une accélération !). Des ischio-jambiers solides protègent les articulations du genou et de la hanche, tout en limitant les déséquilibres qui peuvent déboucher sur des douleurs plus générales, parfois jusqu’au bas du dos.
Le Nordic hamstring curl, un exercice polyvalent

Le Nordic hamstring curl est plébiscité pour renforcer principalement les ischio-jambiers, mais ce n’est pas tout. Une coach sportive l’expliquait récemment : d’autres zones s’activent lors de ce type d’effort (le corps forme vraiment une chaîne !). Pour donner un aperçu concret, voici les principaux muscles sollicités :
- Ischio-jambiers : le biceps fémoral, le semi-tendineux et le semi-membraneux interviennent au premier plan. Durant l’exercice, ils permettent la flexion du genou et participent à l’extension de la hanche.
- Grand fessier : il préserve la stabilité du bassin et joue un rôle dans la conservation de l’équilibre, notamment quand la fatigue se fait sentir.
- Ceinture abdominale (obliques compris) : les muscles internes et externes du tronc gardent le buste aligné tout au long de la phase de contraction.
- Le bas du dos : les muscles spinaux, et notamment les érecteurs du rachis, soutiennent la colonne vertébrale pour éviter les compensations inutiles lors du Nordic hamstring curl.
Il arrive, par exemple, que certains athlètes ressentent le travail du tronc plus que prévu lors de leurs premières séances : un bon indicateur que l’exercice engage réellement le corps dans son ensemble. N’est-ce pas étonnant de voir à quel point ce mouvement agit au-delà de ce qu’on imagine ?
Comment réaliser correctement le Nordic hamstring curl ?
Maîtriser ce mouvement en toute sécurité demande un peu de méthode et quelques points essentiels. Ajoutons que l’avis d’un préparateur physique peut s’avérer précieux au départ, surtout si l’on débute ou si l’on a des antécédents de blessures. Voici comment aborder ce travail :
- Installation : installez un tapis de sol (ou une surface souple) et mettez-vous à genoux, jambes espacées à la largeur des hanches pour plus de stabilité. Un partenaire peut ancrer vos chevilles au sol avec ses mains, mais une barre solide placée derrière vos pieds peut aussi faire l’affaire.
- Descente contrôlée : à partir d’une posture la plus droite possible (tête, colonne et bassin alignés), penchez-vous lentement vers l’avant au niveau des genoux. Les bras se croisent devant vous ou longent le corps (choisissez ce qui vous convient). Descendez prudemment : certains préfèrent interrompre la phase descendante dès que les ischio-jambiers peinent à tenir la tension.
- Remontée dynamique : lorsqu’il n’est plus possible de garder la tension sans s’effondrer, mobilisez toute la chaîne ischio-jambiers et le grand fessier pour revenir à la position initiale. Restez bien droit, abdominaux engagés, dos préservé et soufflez pendant la remontée. On recommande souvent de privilégier la qualité du mouvement au nombre de répétitions.
Variations et conseils pratiques
Ce mouvement se prête à plusieurs adaptations, permettant à chacun de progresser sans brûler les étapes. Une formatrice évoquait que, pour certains, le simple fait d’entamer la descente est déjà un défi ! Voici quelques astuces et variantes à explorer :
- L’assistance avec un élastique : placer un élastique de résistance devant soi (accroché à un point fixe) diminue l’effort durant la phase descendante, ce qui aide beaucoup lors des premières séances.
- Amplitude partielle : inutile d’aller au sol si la technique n’est pas là : tenter une descente partielle et une remontée suffit amplement au départ (un coach recommande d’ailleurs cette progression avant de viser l’amplitude totale).
- Combiné d’exercices : marier le Nordic hamstring curl avec des exercices ciblant quadriceps, fessiers ou mollets optimise les résultats et la prévention des déséquilibres musculaires.
Un point à ne pas oublier : intégrer petit à petit ce mouvement dans vos séances favorise le développement de la force, la souplesse et l’endurance des ischio-jambiers. On constate souvent qu’avec le temps, les sportifs deviennent plus résistants aux blessures, même sur des disciplines exigeantes comme l’athlétisme ou le football. Pas toujours facile au début, mais les résultats parlent !
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.