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Les sauces salades augmentent l’absorption des nutriments

par Mathieu Gabens

Une équipe de l’université Purdue a mené une recherche sur la valeur nutritive des légumes et leur capacité réelle à procurer des bénéfices à notre organisme. On constate souvent que la simple consommation de légumes ne suffit pas toujours à apporter un effet optimal. Selon la même étude, les sauces accompagnant les salades (en quantité suffisante) joueraient un rôle non négligeable dans ce processus. Pour confirmer cette hypothèse, des expériences ont été réalisées sur un groupe de volontaires.

Les participants, répartis en différents groupes, ont reçu des salades agrémentées soit de graisses saturées, soit de mono-insaturées ou de polyinsaturées. Après consommation, une analyse sanguine a évalué l’absorption des principaux caroténoïdes liposolubles. Ceux dont on parle ici incluent notamment la lutéine, le lycopène et la zéaxanthine. En pratique, ces caroténoïdes jouent un rôle dans la récupération face à certaines maladies, y compris dans le cas de maladies dégénératives ou chroniques telles que certains cancers. D’ailleurs, une diététicienne précise souvent que l’apport de nutriments adaptés pourrait renforcer l’organisme sur le long terme.

Sommaire

L’étude menée sur le sujet

L’apport des sauces salades s’avère précieux quand il s’agit de prévention des maladies cardiovasculaires. Cette recherche, relayée dans le journal Molecular Nutrition & Food Research, met en lumière un fait intéressant : les sauces à base de graisses mono-insaturées favorisent l’absorption des caroténoïdes, même en contenant seulement une faible dose de graisses saturées. À l’inverse, quand une sauce repose sur des graisses saturées – ou polyinsaturées, la quantité de lipide doit être bien plus élevée pour arriver au même résultat.

Beaucoup espèrent tirer un maximum de bienfaits des fruits et légumes pour préserver leur bien-être (certains sportifs n’hésitent d’ailleurs pas à varier les apports selon leurs objectifs). Pour y parvenir, mieux vaut les associer à des sauces préparées avec de l’huile. Une formatrice en nutrition rappelait récemment que selon ses observations, seuls les mélanges de légumes et sauces grasses permettent de réellement activer les bénéfices. Une salade non assaisonnée ou une sauce allégée aide certes à contrôler les calories, mais vous risquez de passer à côté des vertus des végétaux (cela peut étonner, mais c’est une réalité fréquence ment constatée).

Les chercheurs ont donc conduit une nouvelle expérience impliquant 19 personnes : certains ont reçu une sauce de salade au beurre pour représenter la graisse saturée, d’autres une sauce à base d’huile et colza pour la mono-insaturée, et enfin une sauce contenant de l’huile de maïs utilisée comme source de graisse polyinsaturée. Les salades étaient proposées avec 3, 8 ou 20 grammes de graisse par portion. Ce protocole, noté pour sa rigueur par plusieurs diététiciens, visait à cerner précisément la relation entre le type de gras et la quantité absorbée de micronutriments.

Les résultats de l’étude

Lorsque la quantité de graisse augmentait, l’absorption des caroténoïdes progressait de façon évidente (certains participants ont d’ailleurs rapporté une différence notable, même à faible dose). Les sauces à l’huile de colza ou à l’olive assuraient un résultat satisfaisant dès 3 grammes de lipides. Autrement dit, la présence de lipides, même modérée, permet de maximiser la récupération de caroténoïdes lors du repas. Ce qui interpelle : diminuer trop fortement les graisses dans l’assaisonnement peut limiter cet effet bénéfique.

Ferruzzi signale également que c’est l’huile de colza, riche en mono-insaturés, qui démontre l’efficacité la plus marquée. Pourtant, marier différentes graisses peut aussi faire la différence, selon certains professionnels du secteur. On peut ainsi obtenir une absorption optimale de caroténoïdes, même avec peu de graisses saturées ou polyinsaturées, à la condition d’adapter l’assaisonnement. Chose souvent observée : en modifiant simplement la nature du gras dans la sauce, il devient possible d’améliorer significativement sa récupération en micronutriments, notamment après un effort sportif.

Une étude publiée en 2004 souligne la biodisponibilité des caroténoïdes : ils s’absorbent facilement via l’intestin, surtout lorsqu’ils sont associés à une sauce huilée (un point que de nombreux nutritionnistes confirment en consultation). Les chercheurs ont voulu explorer la manière dont différents aliments consommés ensemble influencent la disponibilité de ces nutriments. Pour répondre à cette question, une nouvelle série d’essais sur des volontaires a été organisée. L’objectif : observer précisément le mécanisme de consommation d’aliments selon la composition des assaisonnements.

Plus spécifiquement, l’étude s’est attachée à mesurer comment la consommation de légumes contribue à augmenter l’absorption des nutriments essentiels par les consommateurs curieux (il arrive d’ailleurs que certains internautes cherchent une option envisageable rapide sans ajuster leurs choix de sauce). Déterminer la dose optimale de nutriments apparaît donc comme une problématique clé pour profiter pleinement des bienfaits des végétaux. Dernier point à noter : ces résultats permettront d’orienter vers une consommation soit ponctuelle soit régulière des légumes associés à une sauce. L’apport de sauces salades, finalement, s’affirme comme une stratégie recommandée pour prendre soin de son organisme, en particulier chez les sportifs ou les personnes soucieuses de leur santé (c’est pas toujours évident de changer ses habitudes, mais le jeu en vaut la chandelle !).

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