Certains résultats de recherche publiés dans le célèbre journal Obesity ont mis en lumière que l’augmentation de la faim et des envies d’aliments sucrés et salés en soirée n’ont rien d’inexplicable. On remarque que ce phénomène découle simplement d’une hyper activité du système circadien, cette fameuse horloge interne du corps, point fréquemment souligné dans la recherche en nutrition.
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L’hyper activité du système circadien : une horloge interne utile, mais révolue !
Autrefois, cette hyper activité du système circadien était une alliée pour nos grands-parents et arrière-grands-parents. Grâce à elle, ils parvenaient à faire le plein d’énergie dès qu’une opportunité se présentait, ce qui aidait à traverser les périodes difficiles comme la famine. On entend parfois des personnes âgées évoquer cette stratégie de survie qui, aujourd’hui, paraît exotique.
Mieux vaut rappeler qu’à present, la nourriture se trouve partout et à toute heure. Pour résumer, grignoter le soir ou se tourner vers des plats très caloriques la nuit se traduit surtout par une augmentation du risque d’obésité. Un nutritionniste expliquait récemment que, dans les pays industrialisés, cette abondance détournée en fin de journée peut rapidement devenir un facteur à surveiller.
L’hyper activité du système circadien oui, mais pas seulement !
D’autres éléments s’ajoutent toujours à cette histoire, comme l’activité physique et la qualité de l’alimentation, qui jouent un rôle clé dans la prise de poids. Cela étant, le moment où nous mangeons reste aussi très déterminant. On remarque que la fréquence des repas tardifs, associée à un apport calorique élevé, influence notablement le bilan final.
C’est ce qui a encouragé le Dr Steven Shea de l’Université de l’Oregon à faire cette déclaration : « Ces résultats de recherche nous ont permis de réaliser qu’on ne se protège pas de l’obésité avec seulement une alimentation saine et la pratique régulière d’une activité physique ». Certaines discussions en colloque montrent d’ailleurs qu’il ne faudrait jamais sous-estimer l’impact des horaires alimentaires.
Il semble que le système circadien interne intervienne fortement dans l’obésité. On peut supposer même qu’il contribue à son essor à l’échelle mondiale, pour la simple raison qu’il intensifie la faim le soir. Beaucoup de personnes rapportent d’ailleurs que c’est en soirée qu’elles craquent pour des aliments hyper caloriques ou des boissons sucrées, ce qui les expose directement à un problème de surpoids. Est-ce vraiment la faute de notre rythme biologique ? Il y a là matière à réflexion, d’autant qu’un expert en endocrinologie suggère que la population urbaine est particulièrement concernée par ces dérèglements.
L’hyper activité du système circadien et obésité : explications !
Le phénomène s’explique assez nettement. Consommer beaucoup d’aliments très riches en calories la nuit s’avère particulièrement peu avantageux pour l’organisme. Ce n’est pas simplement une question de quantité : l’organisme assimile les nutriments différemment selon le moment de la journée où ils sont ingérés (plusieurs diététiciens confirment cette tendance).
Par exemple, la tolérance au glucose baisse au fil de la soirée. Si le dîner s’attarde sur des plats sucrés en fin de journée, il y a peu de chances que votre corps parvienne à tout métaboliser. On peut citer le cas d’un sportif qui voyait systématiquement ses performances affectées après de tels excès nocturnes.
Lorsque les calories ne sont pas utilisées, elles finissent par s’accumuler dans les tissus. Sachant que nous dépensons moins d’énergie la nuit qu’après un déjeuner, il devient difficile d’éliminer ce surplus. Voilà où commence le cercle vicieux de l’obésité – certains professionnels de santé font même le lien avec d’autres pathologies métaboliques.
La lumière artificielle : une cause de cette mauvaise habitude alimentaire ?
Mais d’où vient cette propension à manger tard le soir ? Selon le Dr Steven Shea, la lumière artificielle serait la raison la plus manifeste : elle incite à rester éveillé bien au-delà de l’horaire naturel. Un spécialiste du sommeil pointait récemment du doigt les écrans lumineux – téléphones ou ordinateurs – comme facteurs aggravants.
On constate souvent qu’un manque de sommeil finit par s’installer. Concrètement, si vous restez éveillés tard, surtout en ayant faim, vous aurez tendance à privilégier les repas particulièrement chargés en calories. Certains témoignages d’étudiants révèlent que le grignotage nocturne devient une routine sous la lumière bleue des écrans.
Dans ces périodes, deux phénomènes s’articulent : le stockage de calories et une réduction du sommeil. Ces deux paramètres jouent directement sur la prise de poids et le dérèglement du métabolisme. Ajoutons que mieux vaut consommer les plats riches dès la journée pour ne pas se piéger soi-même.
Une formatrice en nutrition rappelait d’ailleurs que comprendre son propre fonctionnement physiologique reste essentiel pour faire de vrais choix alimentaires. (Ce n’est pas toujours évident de changer ses habitudes, mais le jeu en vaut la chandelle…)
Une étude menée sur la question pour plus d’éclaircissements !
Des travaux menés sur le système circadien ont inclus l’examen des préférences alimentaires et de l’appétit chez 12 adultes en parfaite santé. Pendant 13 jours, ce panel a vécu dans un laboratoire quasiment plongé dans la pénombre – certains participants ont souligné à quel point cette ambiance leur semblait déroutante.
Tout au long de l’expérimentation, les faits et gestes des volontaires, leurs horaires de repas et de sommeil, ont été scrupuleusement relevés. Cette procédure permettait d’analyser les vrais effets du système circadien interne sur la faim. Plusieurs chercheurs estiment d’ailleurs que l’environnement contrôlé pousse à des résultats plus exacts.
On a pu constater que le système circadien interne régulait directement la faim. Durant l’étude, les participants ont invariablement rapporté qu’ils avaient peu d’appétit le matin, mais que la sensation de faim montait franchement en soirée. (Curieusement, cette intensité du soir n’était jamais anticipée par eux au réveil, un fait que certains jugent surprenant.)
On remarque au final que le système circadien interne provoque chaque soir chez l’humain une pointe d’appétit, déclenchant l’envie de consommer plus de nourriture – et souvent des aliments très caloriques. Un professeur de chronobiologie résume : ce mécanisme serait l’une des raisons majeures des excès alimentaires nocturnes.
Conclusion
Aujourd’hui, il vaut la peine de retenir que le système circadien interne favorise le stockage des nutriments dans l’organisme avec une grande efficacité. Bien que ce mecanisme ait servi l’espèce humaine dans des conditions de rareté, il est désormais plus susceptible d’expliquer certains cas d’obésité moderne. Dernier point à noter : certains spécialistes suggèrent qu’adapter ses habitudes au rythme naturel du corps pourrait faire la différence — cela invite à rester attentif à son horloge interne, sans pour autant chercher à la dominer.
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.