Les accidents vasculaires cérébraux figurent parmi les deux principales causes de décès dans le monde et restent la première source de handicap physique chez l’adulte. On constate régulièrement que l’alimentation joue un rôle majeur dans le risque de développer cette maladie. Pour atténuer la fréquence des attaques, mieux vaut privilégier une consommation régulière de fruits et de légumes, selon plusieurs experts en santé publique. Certains professionnels mentionnent même que modifier ce seul aspect du mode de vie peut influer sur les statistiques d’AVC (il arrive que des patients témoignent d’améliorations après un changement alimentaire).
Sommaire
Les AVC : impact d’un régime alimentaire à base de fruits
Le journal scientifique Stroke a mis en lumière un des nombreux bénéfices d’un apport significatif en fruits et légumes dans l’alimentation. Selon cette publication, la richesse en fibres, vitamines et minéraux de ces aliments semble contribuer à réduire considérablement le risque d’AVC à l’échelle mondiale. Les chercheurs ont synthétisé les résultats de 20 études indépendantes, menées sur 19 années. Une formatrice en diététique rappelait récemment que ce type d’investigation (appelée méta-analyse) fournit une vue d’ensemble fiable, même si chaque individu conserve ses propres spécificités. En pratique, ils ont observé les habitudes alimentaires de 760 629 hommes et femmes ayant subi 16 981 AVC, avec ce constat marquant : Chaque ration quotidienne supplémentaire de 200 grammes de fruits ou de légumes était associée à une diminution du risque d’AVC de entre 30 et 35 % et 11 % respectivement. En somme, c’est loin d’être anecdotique !
Parmi les points soulevés par le Docteur Yan Qu, directeur de l’étude, on constate que le simple fait de modifier son alimentation et certaines habitudes peut s’avérer décisif. Intégrer chaque jour une portion de fruits ou de légumes s’est révélé associé à un risque d’AVC nettement plus bas. Ajoutons que, d’après lui, une alimentation riche en légumes et en fruits devrait permettre de mieux couvrir les besoins essentiels en macro et micronutriments. On pense également au rôle des fibres (dont on parle peu dans la vie courante) et à l’énergie globale ressentie dans la journée. Est-ce vraiment accessible à chacun ? Certains utilisateurs relatent avoir commencé progressivement… et noté des effets, parfois surprenants.
Les fruits et légumes : quel apport pour l’organisme ?
Les fruits et légumes sont principalement constitués d’eau (environ 90 %). Cela leur confère un impact positif quant à l’hydratation de l’organisme, souvent sous-estimée. Leur faible charge glycémique et leur répartition en macronutriments (sucres, matières grasses, protéines) correspondent aux besoins énergétiques quotidiens du corps. Pour les micronutriments, indispensables même en petites quantités, ce sont surtout les vitamines et les minéraux qui entrent en jeu.
A travers différentes études, des chercheurs ont mis en avant l’influence favorable d’une consommation abondante de fruits et légumes sur la régulation de la tension artérielle. Cela profiterait aussi au fonctionnement micro-vasculaire et limiterait les effets du stress oxydatif. On constate même un impact sur les inflammations, le cholestérol ou encore sur la composition corporelle (notamment l’indice de masse corporelle). De nombreux spécialistes confirment que ces avantages concernent aussi bien les hommes que les femmes, quel que soit le type d’AVC évoqué plus haut. Quant à l’âge, une nutritionniste soulignait qu’aucune différence notable n’est apparue autour de la barre des 55 ans – ce qui n’est pas banal dans le monde de la prévention santé.
D’autres facteurs — manque d’activité physique, consommation d’alcool, tabac, etc. — peuvent influencer le risque de complication. Quelques patients rapportent que modifier une habitude à la fois (comme augmenter la marche quotidienne) consolide progressivement les bénéfices nutritionnels. Les données ont d’ailleurs été ajustées en tenant compte de ces comportements de vie, pour éviter de surestimer l’impact des seules habitudes alimentaires. (C’est pas toujours évident de tout changer d’un coup…)
Autres observations et recommandations des organismes de santé
Selon des recherches menées tant aux USA qu’en Europe ou en Asie, rares sont encore les populations qui incorporent quotidiennement des fruits et légumes, toutes régions confondues. Cette tendance se manifeste surtout dans les pays aux revenus faibles ou intermédiaires, où l’accès et le coût constituent deux freins majeurs (certains habitants expliquent que les marchés locaux restent peu approvisionnés). Pour encourager de meilleures habitudes, l’OMS a rappelé dans une communication récente l’objectif de 600 grammes en moyenne par jour de fruits et légumes. Ce seuil, selon l’organisme, parviendrait à diminuer de 19 % le risque d’AVC, soit un résultat non négligeable dans une perspective de santé publique mondiale.
Divers organismes internationaux — par exemple, une association américaine engagée dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires — recommandent généralement 4 à 5 portions quotidiennes pour adultes. D’autres institutions n’hésitent plus à aller jusqu’à 10 rations de fruits et légumes par jour, ces produits présentant le double avantage d’une densité nutritionnelle élevée et d’une faible teneur en graisses saturées. Mais, comme le faisait remarquer il y a peu un expert invité lors d’un colloque, rendre ces conseils concrets au quotidien reste le vrai défi !
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.