En général, mieux vaut surveiller son regime alimentaire lorsqu’on s’implique dans une activité physique intense. Ce conseil concerne aussi bien la pratique régulière d’un sport que la préparation d’une compétition ou encore la volonté de relever différents défis personnels. On le confirme notamment dans une étude relayée par le journal Strength and Conditioning Research. Celle-ci se penche tout particulièrement sur l’importance des boissons électrolytes pour atténuer le manque de potassium, de sodium et de chlorure dans le corps. Pour approfondir ce sujet, poursuivez la lecture.
Sommaire
L’importance des électrolytes
On constate souvent qu’en fonction du régime alimentaire suivi, l’équilibre électrolytique de l’organisme peut subir des variations notables. Plusieurs professionnels du sport insistent sur la distinction entre les types d’électrolytes : principalement les molécules de sodium et de chlorure, connues pour influencer cet équilibre précieux. Ce déséquilibre apparaît surtout lors de périodes prolongées avec peu d’apports hydriques. Il arrive parfois que des sportifs ressentent des crampes ou de la fatigue dès lors que l’hydratation n’est pas optimale.
D’après les observations des chercheurs – et certains préparateurs physiques le confirment – une restriction en liquides accélère l’élimination du sodium et du chlorure par le corps. Ajoutons que les niveaux de potassium diminuent également (il n’est pas rare que des pratiquants de musculation remarquent une perte de vitalité dans ces moments). Ces molécules apparaissent donc comme essentielles pour conserver un niveau d’énergie correct et préserver la santé globale.
Précisons que le potassium joue un rôle tout aussi central que le sodium et le chlorure au sein des cellules du corps. Autre point, il influence partiellement la quantité de fluides présente à l’intérieur même des cellules, ce qu’une formatrice en nutrition soulignait récemment lors d’un colloque. C’est aussi pourquoi l’étude en question cherche à analyser l’équilibre simultané entre sodium et potassium. En pratique, cette démarche permet d’anticiper certaines baisses de performance ou de bien-être lors de phases de régime ou de déshydratation. (Au final, est-ce vraiment possible de ne pas y prêter attention quand on pousse ses limites ?)
La méthodologie de l’étude
En tout, 12 hommes et femmes ont pris part à l’expérience. Les spécialistes ont procédé à des prélèvements d’urine pour scruter le volume urinaire et surveiller précisément l’équilibre électrolytique. Notons que ces prélèvements ont été réalisés sous trois conditions différentes, puis les participants sont passés à une journée de restriction alimentaire et hydrique.
Une heure après cette phase, les chercheurs ont prélevé à nouveau un échantillon d’urine. On recommande souvent de tester différents apports hydriques ; ici, les volontaires ont consommé trois boissons distinctes dans un ordre aléatoire. Parmi celles-ci :
- Une boisson sans calories essentiellement composée d’eau aromatisée, destinée à jouer le rôle de placebo – un type de test fréquent en recherche scientifique.
- Une boisson semblable, enrichie cette fois de sel de table, à hauteur de 50 mmol par litre : valeur-clé pour apprécier l’impact du sodium.
- Une troisième boisson, comprenant du chlorure de potassium à la place du sel, dosée à 30 mmol par litre.
Au total, chaque sujet a bu 6 portions, réparties toutes les environ 20 minutes, ce qui n’est pas toujours évident à appliquer dans le quotidien. (Certains experts relèvent que ce protocole permet de mieux observer les réactions de l’organisme sur le court terme.)
Les résultats
Les conclusions sont frappantes : au cours de la journée où les participants se sont limités sur les liquides, leur masse corporelle a baissé globalement de 2,1 %. Concrètement, la quantité des trois électrolytes s’est retrouvée déséquilibrée.
Pendant la consommation des différentes boissons, il a été noté plus d’urine pour le groupe ayant reçu le placebo. Ensuite, le volume d’urine lié aux boissons contenant du potassium était intermédiaire.
À la fin, les boissons enrichies en sodium présentaient la plus faible quantité d’urine. On remarque que ce type de boisson favorise la rétention des fluides dans le corps, un constat que certains nutritionnistes relient à une meilleure récupération après l’effort physique.
Quant aux boissons à base de potassium, leur capacité à retenir l’eau reste supérieure à celle des boissons placebo. C’est là un enseignement précieux pour les sportifs soucieux d’accélérer le moindre processus de récupération, en particulier lors des phases de régime.
Selon les prévisions des chercheurs, les apports en potassium soutiennent l’équilibre de ce même minéral, tandis que ceux en sodium permettent de restaurer la quantité perdue de sodium. On constate aussi que les deux types de boissons contribuent au rétablissement du niveau de chlorure.
Dernier point à noter pour celles et ceux qui souhaitent perdre du poids tout en modifiant leur consommation de liquides : il vaut la peine de combler le manque d’eau et d’électrolytes, plutôt que de l’ignorer. On recommande ainsi d’opter pour des repas accompagnés au minimum d’une boisson contenant du sodium, manière simple de maintenir des taux adéquats de sodium et de potassium. Certains spécialistes rappellent qu’une telle vigilance peut faire la différence sur la durée – même si, dans la pratique, il ne s’agit jamais d’une science exacte.
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.