Le thé matcha, originaire du Japon, séduit peu à peu de nombreux adeptes à l’echelle mondiale, notamment grâce à ses multiples bénéfices pour la santé. Mais, tout comme certains produits naturels plébiscités dans le domaine de la nutrition sportive, il arrive que le matcha provoque aussi des effets indésirables chez certains profils. Voici ce qu’on peut retenir sur les effets secondaires susceptibles d’accompagner la consommation de thé matcha, afin que chacun puisse choisir en toute connaissance de cause.
Sommaire
Grande agitation et nervosité
Certains consommateurs l’observent : le thé matcha, bien connu pour sa caféine, agit parfois comme un véritable accélérateur sur le système nerveux. Il n’est pas rare de ressentir une grande agitation et même une légère nervosité, surtout chez les personnes naturellement sensibles à ce stimulant ou sujettes à l’anxiété. Une formatrice en nutrition sportive soulignait récemment que cet effet peut surprendre, y compris après plusieurs semaines de consommation.
Mieux vaut savoir que la teneur en caféine du matcha évolue en fonction du type de feuilles sélectionnées et de la façon dont il est préparé. En pratique, une dose standard tourne autour de 70 mg de caféine : c’est souvent, plus du double de ce que l’on trouve dans un thé vert classique, tout en restant inférieur au café filtre traditionnel (95 mg). Est-ce vraiment la quantité qui fait varier l’intensité de l’effet stimulant ? La question reste fréquemment posée chez les sportifs en période de préparation.
Comment réduire l’agitation et la nervosité ?
- Adaptez votre dose ou l’intensité : Certaines personnes constatent qu’en diminuant la portion de matcha, ou en diluant davantage leur boisson, la sensation d’agitation s’atténue fortement. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des personnes alterner avec d’autres thés moins concentrés en caféine selon les moments de la journée.
- Privilégiez une consommation anticipée : Beaucoup d’experts recommandent de savourer le matcha plutôt le matin ou en début d’après-midi. En évitant d’en boire dans les heures qui précèdent le coucher, on réduit le risque de sommeil perturbé – un conseil souvent évoqué dans les forums de coureurs et pratiquants de musculation.
Maux de tête et migraines
Certains adeptes du matcha signalent parfois l’apparition de maux de tête ou même de migraines après une tasse. Cette réaction peut surprendre, notamment chez ceux qui découvrent ce thé pour ses vertus énergisantes. On constate régulièrement que la présence marquée de caféine figure parmi les principaux déclencheurs, surtout chez des personnes qui y seraient déjà sensibles. Pourtant, cela reste très variable : un éducateur sportif confiait récemment que ses élèves ressentaient différemment ce type d’inconfort, selon leurs habitudes de vie et leur niveau d’hydratation.
Comment prévenir les maux de tête liés au thé matcha ?
- Gardez un œil sur l’ensemble de vos apports en caféine : On recommande souvent de ne pas additionner plusieurs produits stimulants (thé, café, boissons énergisantes…) dans la même journée, particulièrement si des migraines surviennent déjà. Parfois, baisser sa dose quotidienne suffit à espacer voire à éviter les épisodes douloureux. Prudence si vous dépassez 400 mg de caféine sur 24 heures.
- L’hydratation reste un allié clé : Plusieurs professionnels rappellent que le manque d’eau peut accentuer les maux de tête, indépendamment de la caféine. Il semble donc judicieux de boire suffisamment, surtout pendant les périodes d’activité physique où la transpiration est plus marquée. (Une diététicienne sportive notait que ce point est souvent minimisé… à tort !)
Difficulté d’endormissement et insomnie
Ce n’est pas un hasard si le matcha est boudé le soir par certains sportifs : la caféine qu’il renferme continue parfois de stimuler le corps longtemps après l’ingestion. Du coup, difficulté à s’endormir, réveils nocturnes ou insomnie peuvent pointer le bout de leur nez, en particulier chez ceux pour qui le sommeil est déjà un peu fragile. Certains témoignent même que les effets du matcha sont plus marqués les jours d’entraînement intensif ou lors de périodes de stress. Une coach spécialisée en récupération sportive expliquait récemment qu’une routine de sommeil stricte est recommandée afin d’anticiper ces désagréments liés à la caféine.
Conseils pour éviter les problèmes de sommeil liés au thé matcha
- Définissez un créneau idéal pour votre consommation : On considère généralement qu’il vaut mieux savourer le matcha le matin ou avant 16h. Certains sportifs préfèrent fixer leur “dernière tasse” 5 heures avant le coucher afin de limiter l’impact sur leur endormissement.
- Installez un rituel d’apaisement le soir : Des activités comme la méditation, une courte séance d’étirements ou la lecture d’articles inspirants (par exemple sur la gestion du repos) peuvent aider à détendre le corps et à calmer l’esprit avant de dormir. Les coachs sportifs évoquent souvent ce type d’habitude dans leurs ateliers de prévention.
Constipation
Si l’on parle beaucoup des atouts digestifs du matcha, il arrive pourtant qu’il favorise la constipation chez certains profils. Il faut rappeler que la caféine, notamment en cas de consommation élevée ou lors de pratiques sportives intenses, peut favoriser la déshydratation. D’ailleurs, certains coaches sportifs remarquent que la constipation survient parfois lors de phases où l’on néglige la récupération ou que l’apport hydrique n’est pas suffisant. On note aussi que l’apport en fibres alimentaires joue un rôle majeur dans l’équilibre du transit, aspect souvent abordé dans les formations santé dédiées aux athlètes.
Comment prévenir la constipation liée au thé matcha ?
- Veillez à maintenir une bonne hydratation : Même lors des journées moins actives, boire suffisamment d’eau demeure essentiel pour contrer la déshydratation induite par la caféine. Plusieurs professionnels estiment que viser 1,5 à 2 litres par jour est une bonne base en dehors des activités physiques intenses.
- Favorisez un apport régulier en fibres : Selon les diététiciens sportifs, les fruits, légumes et céréales complètes constituent de précieux alliés pour un transit équilibré. Certains menu-types proposés dans les programmes de nutrition sportive le rappellent chaque semaine : “intégrez des fibres à chaque repas si possible”.
Dernier point à noter, il vaut la peine de rester attentif aux effets secondaires potentiels du matcha avant d’en faire un rituel. Si vous remarquez une sensibilité particulière (sommeil perturbé, migraines, inconfort digestif…), adaptez ces conseils de façon personnalisée pour limiter les réactions désagréables. On peut supposer que chaque organisme réagit différemment : écouter vos ressentis et ajuster la fréquence, la concentration, voire tester ce thé à différents moments de la journée, reste souvent la meilleure démarche. (Après tout, c’est pas toujours évident de trouver le bon équilibre du premier coup !)
Naturopathe de formation depuis 2011, je me suis spécialisé dans le suivi des athlètes sportifs pour les aider à atteindre leurs objectifs sportifs. Diplômé de l’EESNQ, je propose sur BodyScience une approche ludique du sport et de la nutrition.