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L’exercice aérobie et la musculation : clés de la gestion du glucose chez les diabétiques

par Mathieu Gabens

Mieux vaut, pour les personnes atteintes de diabète, s’orienter vers des programmes d’exercices adaptés. L’objectif de ces séances est de surveiller, mais aussi de préserver leur taux de glycémie au quotidien. Les activités comme l’aérobic ou la musculation sont particulièrement recommandées puisqu’elles ont un effet direct sur la gestion du glucose. Voici ce qu’on peut retenir à ce sujet (certains évoquent même que la dynamique de groupe lors de ces programmes rend la démarche plus engageante).

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La musculation et les exercices aérobics chez les diabétiques

Le Docteur Robin Marcus, professeur et assistant au Département Thérapie Physique de l’Université, a souligné les effets bénéfices de la musculation à travers une étude menée auprès de patients atteints de diabète. Selon ses travaux, pratiquer régulièrement la musculation ou des exercices aérobiques peut nettement favoriser la gestion de la maladie. Il arrive qu’un patient hésite à débuter ce type d’activité, se demandant si cela va réellement l’aider : pour Marcus, les résultats sont là. Le diabète – reconnu aujourd’hui parmi les pathologies impactant le plus la vie quotidienne de millions d’individus – engendre souvent une baisse d’activité physique. Cette inactivité accentue la résistance à l’insuline et complique le contrôle du glucose.

Autre point à relever : le diabete de type 2 s’accompagne fréquemment d’une perte de sensibilité dans les pieds ou de difficultés visuelles. Une formatrice rappelait récemment que certains patients ne prennent conscience de ces symptômes qu’au moment où ils débutent un programme d’activité adaptée.

Pour tenter d’en savoir plus, le Dr Marcus et le Dr Paul LaStayo ont constitué un groupe de 15 personnes atteintes de diabète de type 2. Huit d’entre elles ont suivi des exercices aérobiques pendant 16 semaines ; sept autres se sont consacrées uniquement à la musculation sur la même durée. Dans le détail, la musculation visait à développer la masse musculaire grâce à des exercices avec des steppers ou des haltères – deux équipements couramment utilisés. (Certains auraient même préféré varier davantage les outils…)

Les résultats sont assez révélateurs : après 12 semaines, les deux groupes présentaient une meilleure gestion de leur glycémie et une réduction notable du tissu adipeux au niveau des jambes. Il faut noter que la capacité à marcher au moins six minutes sans souffler s’est aussi améliorée chez tous les participants, parfois au-delà de leurs espérances. On remarque que les personnes ayant combiné musculation et aérobie ont, selon les professionnels, tiré encore plus de bénéfices : plus de masse musculaire, indice de masse corporelle abaissé, et un sentiment général de regain d’énergie. Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment, d’après plusieurs éducateurs sportifs spécialisés dans le suivi du diabète.

Le rôle de l’activité physique sur le glucose

L’étude menée par LaStayo et Marcus tend à montrer que l’activité physique reste l’un des piliers dans la prise en charge du diabète. Associer musculation et aérobie apporte non seulement une meilleure stabilité glucidique, mais permettrait aussi de diminuer les risques de chutes (notamment chez les personnes âgées, un point souvent discuté lors des consultations spécialisées). Est-ce vraiment efficace sur la durée ? Nombre de professionnels répondent par l’affirmative, à condition de maintenir une certaine régularité. Grâce à ce type d’activité, le métabolisme du patient progresse ; la santé globale s’en trouve moins menacée, et la pratique renforce la réserve en protéines, l’endurance et la mobilité.

Pour terminer, faire de l’activité physique à intervalles réguliers encadre le poids et la pression artérielle, deux facteurs essentiels pour toute personne vivant avec un diabète. Retarder l’apparition d’un diabète de type 2 passe très souvent par cette stratégie. Un médecin du sport évoquait, à ce sujet, que certains patients retrouvent ainsi une vraie autonomie au quotidien – même s’il arrive que la motivation vacille au fil des mois.

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